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Google écope d’une amende de 850 000 euros pour avoir coupé les pubs d’un site français

Le géant américain vient d’être condamné à verser plus de 850 000 euros à un petit éditeur toulousain. En cause, la suspension brutale de ses comptes…

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Google écope d'une amende de 850 000 euros pour avoir coupé les pubs d'un site français

Le géant américain vient d’être condamné à verser plus de 850 000 euros à un petit éditeur toulousain. En cause, la suspension brutale de ses comptes publicitaires qui l’a privé de l’essentiel de ses revenus.

C’est une victoire pour les petits face aux géants de la tech. Le Tribunal des activités économiques de Paris a donné raison à Gibmedia, une PME française, dans son combat contre Google. Le montant total des dommages et intérêts s’élève à 868 224 euros, auxquels s’ajoutent 50 000 euros pour couvrir les frais de procédure.

L’affaire remonte à 2015. À l’époque, Google avait tout simplement désactivé les comptes Google Ads de l’éditeur de sites. Conséquence immédiate, Gibmedia affirme avoir perdu plus de 90% de son chiffre d’affaires en quelques jours. Pour une entreprise qui dépend de la publicité en ligne, c’est un coup presque fatal. Un comble quand on sait que Google avait déjà été condamné en 2019 à une amende de 150 millions d’euros pour des pratiques similaires, une sanction confirmée en appel en 2022.

Le jugement est clair, Google a appliqué « son pouvoir discrétionnaire de manière inéquitable » et a traité différemment des acteurs pourtant comparables. Les règles imposées aux annonceurs étaient opaques et changeantes, selon l’Autorité de la concurrence. De quoi rendre impossible toute visibilité pour des éditeurs indépendants.

Pour Gibmedia, cette décision va bien au-delà de son cas personnel. C’est un signal fort envoyé à tous les géants du numérique. Une jurisprudence qui pourrait profiter à d’autres annonceurs victimes de suspensions abusives. Google n’a pas réagi dans l’immédiat, mais le mouvement semble enclenché. Le même jour, le groupe américain a été condamné à verser 126 millions d’euros à plusieurs grands médias français, dont Le Figaro et Prisma, pour des pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne.

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