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Free party géante sur un ancien champ de tir militaire dans le Cher
Près de Bourges, un rassemblement techno non déclaré attire des milliers de participants sur un site militaire jugé dangereux, dans un climat de tensions autour d’un projet de loi visant à durcir les sanctions contre ce type d’événements.
Depuis vendredi, plusieurs milliers de fêtards ont investi le Polygone de Cornusse, un champ de tir relevant de la Délégation générale à l’armement, situé entre Bourges et la commune de Cornusse. En milieu de journée, la préfecture du Cher recensait plus de 2 000 véhicules sur les lieux, tandis que les accès étaient déjà saturés. Les organisateurs espèrent atteindre jusqu’à 30 000 participants d’ici la fin du week-end, venus de France et des pays voisins.
Un membre du collectif Tekno Anti Rep, présent sur place, a expliqué que ce rassemblement visait à montrer la détermination des participants à contester les évolutions législatives en cours. Il a dénoncé une volonté de réprimer une culture musicale et festive qui, selon lui, ne nuit à personne. Une participante venue d’Espagne a qualifié le projet de loi de honte, estimant qu’il criminalisait une pratique inoffensive.
Malgré le caractère illégal de l’événement, les autorités ont mis en place un dispositif de sécurité conséquent. La préfecture a indiqué avoir mobilisé 600 gendarmes, répartis sur quatorze points de contrôle en périphérie du site. Quarante-cinq pompiers et trente secouristes de la protection civile sont également restés en alerte à proximité immédiate. Dans un communiqué, la préfecture a souligné que l’État s’était organisé pour garantir la sécurité des participants et limiter les nuisances pour les riverains.
Le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur, a mis en garde contre les risques liés au terrain, utilisé depuis 150 ans pour des tirs d’artillerie. Il a précisé que si les obus modernes ne posaient pas de problème, les démineurs de la DGA découvraient régulièrement des charges anciennes non explosées. Il a demandé aux participants d’éviter impérativement les zones boisées, jugées particulièrement dangereuses.
Les organisateurs du Teknival de Bourges ont relayé ces consignes sur leurs réseaux sociaux, en diffusant des pictogrammes interdisant les feux, les fouilles du sol et le ramassage d’objets. Le Polygone, qui s’étend sur 10 000 hectares et traverse une douzaine de communes, n’est pas clôturé. Des panneaux en interdisent l’accès lors des essais, mais le site reste accessible au public en dehors de ces périodes.
Ce rassemblement intervient alors qu’une proposition de loi portée par la députée Laetitia Saint-Paul vise à renforcer la répression des rave-parties non déclarées ou interdites. Le texte prévoit jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour toute contribution directe ou indirecte à l’organisation d’un tel événement, y compris la diffusion d’informations pratiques. Actuellement, seuls les organisateurs encourent une contravention de 1 500 euros, et aucune infraction spécifique ne sanctionne la simple participation. Les free parties, qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre, se distinguent des rave-parties, désormais souvent déclarées et munies d’une billetterie.
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