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La gauche se déchire à l’approche de la présidentielle, Marine Tondelier fustige l’impuissance collective

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Alors que le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 se profile, les divisions de la gauche ont éclaté au grand jour lors des défilés du 1er-Mai. La secrétaire nationale des Écologistes a dénoncé une situation « navrante » et « indécente », tandis que Jean-Luc Mélenchon affiche sa détermination.

Le traditionnel point de presse unitaire, qui devait réunir à Paris les partisans d’une primaire à gauche, a été annulé. Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, est resté dans la Somme où il avait participé à la manifestation matinale, non sans subir un jet de farine. Marine Tondelier a minimisé cet incident en le qualifiant de simple « couac d’organisation », mais son ton s’est durci dans les médias. Interrogée sur Sud Radio, elle a exprimé son indignation face à l’incapacité de la gauche à s’unir alors que le Rassemblement national domine les sondages pour la prochaine présidentielle.

La question de la primaire cristallise les tensions. Si Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, les deux candidats de gauche les mieux placés dans les enquêtes d’opinion, refusent d’y participer, le Parti socialiste reste divisé. Olivier Faure y est favorable, mais ses opposants internes, emmenés par Boris Vallaud, s’y opposent fermement. Marine Tondelier a vivement mis en garde les socialistes contre toute tentation de faire cavalier seul. Selon elle, une telle stratégie serait une erreur lourde de conséquences, car la majorité de leurs électeurs se tourne déjà vers Raphaël Glucksmann. Elle a ajouté ne voir aucun talent au sein du PS capable de l’emporter sans alliance, déplorant le spectacle désolant offert par l’appareil socialiste depuis des semaines. Pour elle, la primaire doit impérativement se tenir d’ici décembre.

Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon prépare activement son terrain. À quelques centaines de mètres du lieu où Marine Tondelier s’exprimait, le leader de La France insoumise a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes, centré sur les revendications sociales. Il a affirmé que son camp était « prêt » pour l’échéance présidentielle. Interrogé par les journalistes, il a souligné l’urgence de la situation, rappelant qu’il reste moins d’un an avant le premier tour, sans compter la trêve estivale et la Coupe du monde de football qui débutera le 11 juin 2026. La France insoumise prévoit deux réunions de son intergroupe parlementaire, les 3 mai et 2 juin, au cours desquelles sa direction devrait proposer un candidat pour 2027, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle campagne de Jean-Luc Mélenchon.

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