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Frédéric Péchier face à la justice : la parole d’un médecin accusé

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L’ancien anesthésiste comparaît libre à partir de ce lundi pour une trentaine d’empoisonnements présumés, dont douze mortels. Il affirme son innocence et sa volonté de « rétablir la vérité ».

Frédéric Péchier, médecin anesthésiste de 53 ans, comparaît à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Doubs. Il est poursuivi pour une série de trente empoisonnements survenus entre 2008 et 2017 dans deux établissements de santé privés de Besançon, dont douze ont entraîné le décès des patients. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité.

L’intéressé, qui se présente libre, affirme depuis le début des investigations il y a huit ans n’avoir commis aucun des faits qui lui sont reprochés. « Je n’y vais pas avec confiance, mais j’y vais pour rétablir la vérité », a-t-il déclaré récemment. Il dit attendre cette audience « depuis plusieurs années avec impatience » et promet de se défendre avec détermination.

Selon ses explications, les preuves avancées à son encontre reposent sur des analyses contestables, notamment la présence de potassium dans des poches de perfusion qu’il estime avoir été contaminées a posteriori. Il souligne qu’un seul cas présente une anomalie pharmacologique avérée, sans que sa responsabilité personnelle ne soit établie.

L’affaire a profondément bouleversé sa vie personnelle et professionnelle. En octobre 2021, il a tenté de mettre fin à ses jours, évoquant l’absence d’avancée dans la procédure et le sentiment d’être abandonné par la justice. Aujourd’hui, il estime que les parties civiles ont été induites en erreur par l’image d’un « tueur en série » dépourvue, selon lui, de preuves tangibles.

Il rejette également l’idée d’un conflit latent avec ses collègues, se présentant au contraire comme un défenseur des protocoles face à certaines équipes chirurgicales. « Cette histoire a détruit ma vie », confie-t-il, précisant avoir perdu son emploi et son domicile, et n’envisageant plus de retour à l’exercice de l’anesthésie en milieu hospitalier.

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