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Des hausses de cotisations massives et illégales selon Que Choisir

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L’association de défense des consommateurs dénonce des augmentations généralisées des complémentaires santé en 2026, en violation de la loi qui avait gelé les tarifs.

L’association Que Choisir Ensemble, ex-UFC Que Choisir, a recueilli plus de 4 200 témoignages entre janvier et mars 2026. Selon elle, 98,5 % des répondants ont subi une hausse de leurs cotisations, malgré une interdiction votée dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. L’organisme dénonce une violation claire des dispositions légales et pointe du doigt l’absence de réaction des pouvoirs publics.

Sur les quelque 3 000 réponses exploitables, l’augmentation moyenne atteint 106 euros par an. La moitié des assurés interrogés déclare une hausse inférieure à 56 euros annuels. Pour les couples, la moyenne grimpe à 198 euros. L’âge moyen des répondants est de 66 ans, et les retraités sont particulièrement touchés, car ils financent seuls leur complémentaire santé, sans participation d’un employeur.

Le coût annuel moyen d’une mutuelle s’élève déjà à 1 451 euros pour les retraités et à 1 531 euros pour les plus de 66 ans, rappelle l’association. Elle critique également l’absence de contrôle gouvernemental et de sanctions à l’encontre des organismes contrevenants.

Le Parlement avait voté une nouvelle taxe sur les recettes des complémentaires santé via le budget de la Sécurité sociale, tout en interdisant toute hausse des tarifs en 2026 pour éviter que cette taxe ne soit répercutée sur les assurés. Mais les mutuelles, jugeant ce gel inapplicable et inconstitutionnel, ont appliqué une augmentation de plus de 4 %, comme initialement prévu. Elles justifient ces hausses par la progression des dépenses de santé, les transferts de remboursements depuis l’Assurance maladie et de nouvelles charges, notamment dans les domaines dentaire, optique et auditif.

Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le député Laurent Mazaury a interrogé la ministre de la Santé sur le respect de la loi. Stéphanie Rist a répondu qu’il s’agissait d’un enjeu de droit privé entre assurés et complémentaires, et a rappelé avoir saisi le Conseil d’État pour obtenir une analyse juridique approfondie. Elle a également indiqué que des négociations avec les organismes complémentaires étaient en cours.

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