Politique
François Bayrou en pleine tourmente : son propre camp doute de sa capacité à gouverner

Le président du MoDem affronte une vague de critiques internes, alors que sa gestion des dossiers sensibles divise jusqu’au cœur de la majorité.
La situation politique de François Bayrou devient de plus en plus fragile. Alors que les tensions montent au sein de l’exécutif, plusieurs voix s’élèvent pour remettre en question sa légitimité à diriger. Le meeting de Renaissance, prévu ce dimanche, pourrait être l’ultime occasion pour lui de rassembler ses soutiens et de prouver qu’il reste un pilier incontournable de la majorité.
Les récentes prises de parole du chef du gouvernement sur des sujets sensibles, comme l’affaire judiciaire impliquant Marine Le Pen, ont suscité l’incompréhension parmi ses alliés. Certains députés de Renaissance n’ont pas caché leur agacement, allant jusqu’à qualifier son attitude de « déconnectée ». Un élu confie même que personne n’a applaudi ses dernières interventions, signe d’un malaise grandissant. Du côté d’Horizons, on s’interroge également sur sa tendance à s’exprimer « en tant que citoyen » plutôt qu’en responsable politique, ce qui alimente les doutes sur sa cohérence stratégique.
La lune de miel avec Matignon semble déjà derrière lui. Quatre mois après sa nomination, les spéculations sur son maintien au poste de Premier ministre se multiplient. Certains ministres, pourtant issus de son propre camp, n’hésitent plus à critiquer ses sorties médiatiques, jugées contre-productives. Une ministre évoque avec ironie la « Bayrou Touch », synonyme selon elle d’imprécision et d’hésitation. D’autres pointent du doigt ses déclarations sur les retraites, qui ont précipité le départ des syndicats, estimant qu’il aurait dû éviter de s’aventurer sur ce terrain miné.
Ses défenseurs mettent en avant sa franchise et son authenticité, mais ces qualités ne suffisent plus à endiguer la défiance. Pour certains observateurs, ses maladresses répétées en communication révèlent une difficulté à incarner l’autorité nécessaire en période de crise. Un parlementaire de la majorité résume la situation d’une formule sans appel : « L’iceberg est proche. » La question n’est plus de savoir s’il survivra à la tempête, mais combien de temps il parviendra à garder la tête hors de l’eau.

PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 5 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 2 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
















