Monde
Eurovision 2026 : Vienne mise sur l’opéra et le théâtre pour sa grande scène
Pour cette édition, les organisateurs ont délaissé l’extravagance habituelle au profit d’une atmosphère puisant dans les traditions lyriques et picturales de la capitale autrichienne.
Le concours Eurovision de la chanson s’offre un nouveau souffle cette année en s’inspirant de l’opéra viennois et du patrimoine culturel autrichien. Les téléspectateurs pourront ainsi entendre des extraits de *La Flûte enchantée* de Mozart entre les prestations, tandis que plus de trois mille lumières et lasers dessineront des univers visuels distincts pour chacun des trente-cinq numéros sur la scène de la Stadthalle.
Les scénographes ont puisé leur inspiration dans la riche histoire artistique de Vienne, notamment dans l’œuvre du peintre Gustav Klimt et le mouvement de la Sécession viennoise. L’objectif affiché n’était pas la surenchère de décors ou d’effets, mais bien la création d’une ambiance typiquement viennoise. Florian Wieder, le concepteur de la mise en scène, explique avoir cherché une approche très théâtrale, proche de l’opéra, pour donner au concours un caractère unique. Il souligne un savant équilibre entre tradition et modernité.
Les artistes de trente-cinq pays se produisent lors de deux demi-finales avant la finale de samedi, chacun espérant captiver des dizaines de millions de spectateurs en trois minutes. Pour l’éclairagiste Tim Routledge, le défi consiste à créer mille univers différents pour chaque prestation. L’édition 2026 mobilise deux cents machines à effets spéciaux, allant des flammes aux feux d’artifice multicolores, en passant par la fumée et les gerbes d’étincelles.
Le spectacle est filmé en direct avec vingt-huit caméras, dont les nouveaux modèles utilisés cette année confèrent une esthétique cinématographique inédite à la retransmission télévisée. Tim Routledge note que les performances les plus sobres sont souvent les plus marquantes, même avec des milliers de projecteurs. Il observe une tendance cette année vers des couleurs sombres ou pâles, des blancs chauds ou froids, à l’exception de la Grande-Bretagne et de Saint-Marin.
Cette palette chromatique reflète selon lui une certaine angoisse et une émotion profonde dans les chansons sélectionnées, avec moins de morceaux entraînants et joyeux que par le passé. Il y voit une recherche d’authenticité, de théâtralité, loin du clinquant et du tape-à-l’œil. L’équipe technique ne cesse d’affiner chaque prise de vue, chaque détail, pour offrir un spectacle toujours plus précis jusqu’à la soirée de samedi.
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