Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Dassault se tourne vers l’espace après les blocages du Scaf

Article

le

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, affiche sa confiance dans un partenariat spatial avec l’allemand OHB, tout en maintenant ses critiques sur la gouvernance du programme Scaf.

Le constructeur aéronautique français mise désormais sur une nouvelle alliance pour se diversifier dans le spatial. Eric Trappier a indiqué mercredi, lors de l’assemblée générale des actionnaires, qu’il espérait réussir avec le groupe allemand OHB ce qui n’a pas abouti avec Airbus sur le programme Scaf. Il a précisé que cette coopération ne relevait d’aucune forme d’exclusion vis-à-vis des partenaires d’outre-Rhin.

Dassault Aviation a officialisé lundi son association avec OHB, un acteur spatial allemand en pleine expansion, pour développer un avion spatial réutilisable baptisé Vortex-S. Pour le dirigeant, la mobilité spatiale représente une voie de diversification prometteuse. Il a souligné que les futures stations orbitales, dont le nombre devrait se multiplier, nécessiteront des capacités de ravitaillement et de transport de personnel ou de fret, rendant obsolètes les modèles actuels.

Eric Trappier a tenu à dissiper toute ambiguïté sur ses relations avec les industriels allemands. Il a affirmé entretenir d’excellents liens avec la société OHB, loin de tout préjugé. Concernant le Scaf, programme d’avion de combat européen lancé en 2017, il a réitéré son refus d’être un leader minoritaire et réclamé une révision de la gouvernance. Fort de l’expérience de Dassault dans la conception d’avions de combat depuis la Seconde Guerre mondiale, il a rappelé que son groupe avait été désigné comme pilote du projet. Mais il a déploré que lors des votes, il se retrouve toujours en minorité face aux deux représentants d’Airbus, qui porte les intérêts de l’Allemagne et de l’Espagne.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus