Société
Éric Ciotti parachève son emprise sur l’agglomération niçoise

_**L’élu de l’union des droites a été porté à la présidence de la Métropole Nice Côte d’Azur, consolidant ainsi son contrôle sur les principales institutions territoriales des Alpes-Maritimes.**_
Éric Ciotti a été élu ce jeudi président de la Métropole Nice Côte d’Azur. Ce scrutin, où il était le seul candidat, lui permet de succéder à Christian Estrosi, qu’il avait précédemment battu lors des élections municipales. L’élu, qui dirige déjà la mairie de Nice et occupe une place centrale au conseil départemental, réunit désormais les principaux leviers de pouvoir du territoire. Il a recueilli 108 suffrages sur 115 votants lors d’un vote salué par des applaudissements nourris dans l’hémicycle.
Dans son discours d’investiture, le nouveau président a appelé à dépasser les clivages, estimant que les débats sur les étiquettes politiques n’avaient pas lieu d’être dans cette enceinte. Il a promis une « nouvelle gouvernance », plus apaisée et collective, visant à régénérer la démocratie locale. Son propos s’adressait explicitement à l’ancienne majorité, à laquelle il a tendu la main, affirmant que le moment était venu de se retrouver. Des élus de l’ancien camp Estrosi, comme Pierre-Paul Leonelli, ont semblé recevoir favorablement cette ouverture, évoquant une volonté de travail constructif.
Cette élection marque une étape significative pour le Rassemblement National et ses alliés, qui prennent pour la première fois la direction d’une structure intercommunale de cette importance. La métropole, qui regroupe 51 communes et un demi-million d’habitants, rejoint ainsi la Communauté de la Riviera française, présidée depuis mercredi par la maire de Menton Alexandra Masson, dans le giron de l’union des droites. Bryan Masson, le jeune maire de Cagnes-sur-Mer, a quant à lui été élu premier vice-président de l’institution.
La priorité annoncée du nouveau président sera la situation financière de la collectivité, confrontée à une dette consolidée approchant les 2,5 milliards d’euros. Éric Ciotti a indiqué que la réalité budgétaire guiderait l’essentiel des choix à venir. Il a annoncé le lancement d’audits et une réduction d’un tiers des indemnités des élus métropolitains pour engager un redressement des comptes. Cette orientation répond aussi aux critiques récurrentes de son camp sur la complexité et les dépenses des structures intercommunales.
L’arrivée d’Éric Ciotti à la tête de la métropole, qui ne faisait guère de doute compte tenu de sa large assise électorale, clôt une période de fortes tensions internes. Elle consacre une redistribution du pouvoir local au profit de l’ancienne opposition, désormais majoritaire.

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