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Emmanuel Macron veut transposer l’arsenal antiterroriste au narcotrafic
Le chef de l’État a annoncé vouloir appliquer au trafic de stupéfiants les méthodes ayant fait leurs preuves contre le terrorisme, après l’assassinat à Marseille du frère d’un militant écologiste engagé contre les réseaux criminels.
Le président de la République a présidé une réunion de crise à l’Élysée, réunissant plusieurs membres du gouvernement ainsi que des responsables policiers et judiciaires. Il a ensuite exposé sa vision lors d’un point presse à Berlin, soulignant la nécessité de reproduire dans la lutte contre le trafic de drogues les dispositifs qui ont montré leur efficacité face au terrorisme. Le locataire de l’Élysée a également pointé la responsabilité des consommateurs, estimant que l’acquisition de cocaïne rendait complice des activités criminelles.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la mort violente du frère d’Amine Kessaci, figure connue de la mobilisation citoyenne contre le narcotrafic. Les autorités qualifient ce meurtre d’acte d’intimidation, susceptible de constituer un tournant dans l’action publique. Le ministre de l’Intérieur a annoncé sa venue imminente à Marseille, suivie par celle du président en décembre.
Le gouvernement mise sur une stratégie décloisonnée, associant échelons national et local, renforcement des coopérations internationales et mise en œuvre accélérée de la loi adoptée en juin. Ce texte prévoit notamment la création d’un parquet spécialisé contre la criminalité organisée, calqué sur le modèle antiterroriste, ainsi que des mesures carcérales spécifiques pour les trafiquants les plus dangereux.
À Marseille, les funérailles de la victime ont rassemblé une foule consternée, tandis que son avocat a appelé à renforcer les effectifs judiciaires locaux. L’actualité récente illustre l’ampleur du phénomène, avec un adolescent blessé par balle à Grenoble dans des circonstelles liées au trafic de stupéfiants.
À l’approche des élections municipales, la question sécuritaire s’impose dans le débat public. Des élus de différents bords politiques réclament des mesures exceptionnelles, à l’image de la proclamation de l’état d’urgence demandée par le Rassemblement national, ou plaident pour une approche combinant moyens judiciaires renforcés et politiques de prévention. La thématique sera au cœur des discussions du prochain congrès de l’Association des maires de France.
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