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Des milliers de policiers rassemblés devant l’Assemblée, la justice ciblée

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« Le problème de la police, c’est la justice! »: la magistrature a été la cible des syndicats, mercredi, devant l’Assemblée nationale où des milliers de policiers se sont rassemblés, deux semaines après le meurtre du brigadier Eric Masson et à l’approche d’importantes échéances électorales.

Selon les organisateurs, plus de 35.000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats de policiers. Le bilan de la mobilisation selon les autorités n’était pas encore disponible.

Très critiquée par l’opposition, la venue de Gérald Darmanin, qui s’est frayé difficilement un chemin dans une foule compacte, s’est déroulée sans heurts, aux sons des klaxons et des sifflets, accessoires habituels des policiers en manifestation. Certains ont pris des selfies avec lui.

« Il faut nous aider! », l’ont cependant interpellé plusieurs manifestants. « Tous les soirs, quand je me couche, je pense à vous », a répondu le ministre à un policier qui lui disait ne pas savoir, quand il part au travail, « comment » il « va rentrer ».

« Je suis policier, je suis derrière tous les collègues qui tous les jours risquent leur vie. C’est pas facile, il faut qu’on ait plus d’effectifs, pour intervenir en sécurité. Et que les peines soient exécutées », a témoigné auprès un policier dans l’Eure, Mickael.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, absent du rassemblement, était la cible des manifestants et des syndicats, qui réclament une réponse pénale plus forte, et notamment que des peines planchers soient infligées aux agresseurs de policiers.

A la tribune, sur laquelle était tendue une banderole noire « Payés pour servir, pas pour mourir », le secrétaire général du syndicat Alliance, Fabien Vanhemelryck, a fait siffler « ce ministre qui déclare je suis le ministre des prisonniers (et de l’administration pénitentaire, ndlr »).

« Le problème de la police, c’est la justice! », a tonné le syndicaliste, sous les applaudissements.

« Les peines minimales pour les agresseurs, voilà le message fort et clair que nous attendons », avait auparavant déclaré Grégory Joron d’Unité SGP Police-FO. « Cette mesure n’est pas liberticide, ni anticonstitutionnelle, ni nauséabonde », a-t-il ajouté.

Plusieurs témoignages de policiers blessés ou de leurs proches ont été prononcés ou diffusés sur l’estrade.

Du RN au PCF

Les syndicats réunis – fait assez rare- en intersyndicale avaient souhaité une mobilisation « sans récupération politique » alors que la sécurité s’est imposée comme l’un des principaux thèmes de campagne des régionales dans un mois, et de la présidentielle dans un an.

Cependant, du Rassemblement national au Parti communiste, en passant par le Parti socialiste et l’écologiste Yannick Jadot, des élus de tous bords se sont joints au rassemblement.

« Le nouvel horizon que dessinent nos ministres et élus en participant à cette manifestation et en s’associant ainsi aux revendication policières, est celui d’une société dans laquelle la police devient une puissance autonome au lieu d’être une force publique au service des citoyens », s’est insurgé dans un communiqué le syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

Les syndicats ont décidé d’organiser ce rassemblement deux semaines jour pour jour après le meurtre du brigadier Eric Masson, tué sur un point de deal à Avignon.

Un drame qui a ébranlé la police, déjà marquée par l’assassinat le 23 avril de Stéphanie Monfermé, agente administrative au commissariat de Rambouillet (Yvelines), par un Tunisien qui se serait radicalisé.

Selon les responsables syndicaux, beaucoup de policiers « en colère » et « écœurés » voient dans la mort du brigadier lors de cette banale intervention un symbole des violences répétées à leur encontre, qui nécessitent une « réponse pénale » plus ferme.

Depuis Avignon, le gouvernement a déjà donné des gages aux syndicats, reçus le 10 mai à Matignon.

Le Premier ministre Jean Castex s’est notamment engagé à étendre à trente ans la période de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime contre un policier ou un gendarme.

Le gouvernement a déposé ce mercredi un amendement en ce sens dans le cadre de l’examen au Palais Bourbon du projet de loi pour la « confiance » dans la justice d’Eric Dupond-Moretti. Il devrait être voté dans la semaine.

Jean Castex s’est également dit favorable à une limitation plus stricte des possibilités de réduction des peines pour ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.

Mais les syndicats déplorent que leur « revendication la plus importante », « la mise en œuvre de peines minimales » (aussi appelées peines planchers) pour « les agresseurs des forces de l’ordre », n’ait pas été « prise en compte ».

Faits Divers

Faits divers : Enlèvement et meurtre de la petite Célya en Seine-Maritime

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Faits divers : Enlèvement et meurtre de la petite Célya en Seine-Maritime

Samedi matin, les gendarmes ont interpellé le suspect principal dans l’enlèvement et le meurtre de Célya, une fillette de six ans. Le compagnon de la mère de l’enfant a été placé en garde à vue après la découverte du corps de la petite dans un bois de Saint-Martin-de-l’If.

Le quadragénaire suspecté d’avoir enlevé Célya vendredi en Seine-Maritime a été arrêté tôt samedi matin à proximité du lieu où sa voiture avait été retrouvée. Le suspect, âgé de 42 ans, est le compagnon de la mère de l’enfant. Les gendarmes ont déployé d’importants moyens pour le retrouver, appelant les habitants de Saint-Martin-de-l’If à la vigilance.

Le corps sans vie de Célya a été découvert peu après minuit dans un bois près de la voiture du suspect. Le ministère de la Justice a annoncé la levée de l’alerte-enlèvement déclenchée plus tôt. La fillette avait disparu de son domicile vendredi soir, après que sa mère a signalé une agression au couteau par son compagnon.

La mère de Célya, actuellement hospitalisée, a déclaré que son compagnon était resté avec la petite fille après l’agression. Les gendarmes, arrivés sur place, ont trouvé la maison vide. Plus de cent gendarmes, une équipe cynophile et un hélicoptère ont été mobilisés pour les recherches.

Un riverain, informé par l’alerte-enlèvement, a permis de localiser le véhicule du suspect. Les recherches ont conduit à la découverte du corps de l’enfant à proximité du véhicule. Le couple n’était pas signalé pour des violences intrafamiliales, bien que l’homme soit connu pour des troubles du comportement.

Le dispositif « alerte-enlèvement », adopté en 2006, mobilise la population lors des enlèvements d’enfants mineurs. Il n’est activé que si plusieurs critères sont réunis, notamment la preuve d’un enlèvement avéré et la mise en danger de l’enfant. Cette alerte avait déjà été utilisée en janvier pour retrouver une petite fille enlevée à l’hôpital de Meaux.

L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a profondément marqué la communauté locale et au-delà.

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France

La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

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La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures, demandant la constitution d’un gouvernement « autour du programme du Nouveau Front populaire ».

Ce mercredi, dans un communiqué, la CGT cheminot a appelé à des rassemblements le 18 juillet « devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire ». « La CGT et ses organisations appellent solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes », exhorte l’organisation dans ce document. « L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant », prévient par ailleurs le syndicat.

Des propos repris et martelés par Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat, sur le plateau de LCI ce jeudi 11 juillet. « On a l’impression d’avoir Louis XVI qui s’enferme à Versailles », a-t-elle lancé, appelant Emmanuel Macron à « préserver le pays au lieu de jeter des bidons d’essence sur les incendies qu’il a allumés ». Objectif : « faire pression » sur l’exécutif. « Il faut, toutes et tous, rejoindre ces rassemblements, pour mettre l’Assemblée nationale sous surveillance et appeler au respect du vote populaire », a plaidé la syndicaliste. Et d’ajouter que dans le cas contraire, « il risque encore une fois de plonger le pays dans le chaos ».

Sophie Binet s’est quelque peu écartée de la ligne de Jean-Luc Mélenchon qui affirmait la volonté du NFP le soir du second tour des élections législatives d’appliquer « rien que son programme, mais tout son programme. » La secrétaire générale a ouvert la porte à des compromis, insistant sur la nécessité de « laisser le parlement trouver des majorités de projets. »

Le 18 juin, une semaine après l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, Sophie Binet avait, au nom de son syndicat, appelé à faire barrage au Rassemblement national et à voter pour le Nouveau Front Populaire. « On est dans un contexte inédit, notre République et notre démocratie sont en danger, dans ce type de moments, la CGT prend toujours ses responsabilités », avait alors déclaré la secrétaire générale.

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Économie

Économie : l’activité des start-up a bondi de 19% en 2023

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Économie : l'activité des start-up a bondi de 19% en 2023

L’activité des start-up a connu une hausse de 19% en 2023, sur fond de chute des levées de fonds qui a obligé ces entreprises à adapter leur gestion, selon le rapport annuel de la Banque de France publié jeudi. Le chiffre d’affaires des start-up françaises a atteint 24,6 milliards d’euros l’an passé, affichant un taux de variation plus de trois fois supérieur à celui des TPE et PME du pays, a indiqué l’institution.

La Banque de France classe comme start-up les entreprises avec plus de 750.000 euros de chiffre d’affaires et ayant levé plus de 3 millions, ce qui exclut les plus petites. La croissance globale de l’activité cache toutefois d’importantes disparités. Les entreprises qui officient dans les secteurs de l’énergie, de l’environnement et de la mobilité enregistrent les plus fortes hausses de chiffre d’affaires, a précisé Maurice Oms, en charge des start-up à la Banque de France.

Les jeunes pousses dédiées à la transition écologique, appelées aussi « greentech », sont également les plus soutenues, soit par des programmes de soutien, soit par les investisseurs. Elles concentrent ainsi le plus de levées de fonds en nombre et en montant, selon le rapport, qui rappelle que les levées de fonds ont globalement été en baisse de 38% en 2023, d’après le bilan du cabinet EY dévoilé en janvier dernier.

Les entrepreneurs semblent avoir adapté leur gestion à cette situation en se rapprochant de leur seuil de rentabilité pour préserver leur trésorerie sans sacrifier la croissance de l’activité et des emplois, a relevé l’institution. Selon le rapport, 64% des start-up étudiées avaient néanmoins un résultat d’exploitation négatif en 2023. Le niveau de perte globale des start-up de notre échantillon (2.295 sociétés) s’est stabilisé, c’est-à-dire qu’il n’y a pas plus de pertes que l’année d’avant, a fait valoir M. Oms.

Au rythme de consommation de trésorerie observé en 2023, les start-up en perte auraient moins d’un an de réserve devant elles, hors nouvelle levée de fonds, a toutefois mis en garde la Banque de France.

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