Faits Divers
Cédric Jubillar reconnaît des propos menaçants envers son épouse


L’accusé a admis devant la cour d’assises avoir tenu des discours violents, tout en niant toute intention meurtrière, tandis que les témoins dépeignent un homme au caractère difficile et socialement marginal.
Cédric Jubillar a concédé ce jeudi avoir déclaré à un proche qu’il avait l’intention de tuer son épouse, tout en maintenant qu’il ne s’agissait que de paroles prononcées sous le coup de la colère. L’intéressé a précisé qu’il employait fréquemment ce type d’expressions lorsqu’il se trouvait irrité, sans jamais envisager de passer à l’acte. Ces éléments ont été exposés au cours d’une audience où plusieurs témoins, dont la nounou des enfants du couple, ont décrit un individu au comportement souvent désagréable et peu intégré socialement.
Interpellé sur les déclarations d’un jeune homme de seize ans, qui affirmait l’avoir entendu menacer son épouse peu avant sa disparition en décembre 2020, l’accusé a reconnu les propos tout en rejetant fermement une autre formulation, selon laquelle il aurait évoqué l’idée de l’enterrer. La cour a pris connaissance des procès-verbaux relatifs à ce témoin, absent lors de l’audience.
L’assistante maternelle qui gardait les enfants du couple a pour sa part confié n’avoir perçu aucun signe avant-coureur de la situation à venir. Elle a indiqué n’avoir appris que quelques semaines avant les événements que Delphine Jubillar envisageait une séparation. Selon son récit, Cédric Jubillar lui aurait fait part de son agacement, évoquant le divorce sur un ton menaçant. La même témoin a également rapporté une conversation au cours de laquelle l’accusé se serait référé à l’affaire Daval, prétendant qu’il aurait agi avec plus de discernement. Ce détail a été vivement contesté par l’intéressé, qui accuse la nourrice d’invention.
Plus globalement, Cédric Jubillar a estimé que les témoignages à son encontre visaient à le charger délibérément. L’audience a par ailleurs mis en lumière son isolement relationnel. Plusieurs jeunes gens, mineurs à l’époque des faits, ont évoqué des contacts sporadiques avec l’accusé, décrivant un homme peu enclin à la communication et partageant avec eux des moments informels. L’un d’eux a toutefois tenu à le défendre, le qualifiant d’ami et rejetant l’idée d’une nature malfaisante.
Interrogé sur ces relations intergénérationnelles, Cédric Jubillar a reconnu une certaine distance sociale, expliquant préférer la compagnie d’adolescents en raison d’une affinité personnelle avec leur univers. La cour doit poursuivre ses travaux en entendant d’autres personnes de l’entourage de l’accusé, ainsi que la compagne de l’amant de Delphine Jubillar au moment de sa disparition.





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