Économie
BASF recentre ses activités en Asie au prix de suppressions d’emplois en Europe

Le géant allemand de la chimie accélère sa restructuration pour faire face à un marché mondial en berne. La décision de déplacer des fonctions supports vers l’Inde et la Malaisie suscite une vive inquiétude parmi le personnel à Berlin.
Le groupe BASF a confirmé sa volonté de réduire significativement ses effectifs administratifs en Europe, dans le cadre d’un plan de rationalisation de ses services centraux. Cette stratégie, dévoilée à l’occasion de la publication de résultats en retrait, prévoit la création de deux pôles de compétences en Asie. Un nouveau centre dédié aux finances et aux ressources humaines sera établi à Hyderabad, en Inde, tandis que la plateforme existante de Kuala Lumpur, en Malaisie, se spécialisera dans la gestion des approvisionnements.
Cette réorganisation se traduira par une diminution importante des postes au sein de la division des services globaux, notamment sur le site berlinois qui emploie actuellement environ trois mille personnes. La direction n’a pas communiqué de chiffres précis concernant le nombre de postes concernés, mais a reconnu que l’effectif à Berlin serait substantiellement réduit. Les négociations avec les instances représentatives du personnel viennent tout juste de débuter.
Cette annonce a provoqué une mobilisation immédiate des salariés et des élus locaux. Une manifestation s’est tenue devant le siège européen des services administratifs du groupe dans la capitale allemande. Les syndicats dénoncent une remise en cause des engagements passés et redoutent un impact social majeur pour la ville, avec des centaines d’emplois menacés. Le maire de Berlin a exprimé son ferme soutien au personnel et à la préservation du site.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de difficultés persistantes pour le secteur chimique mondial, marqué par une demande atone et des surcapacités de production, tant en Europe qu’en Chine. Pour restaurer sa compétitivité, BASF a déjà engagé plusieurs mesures, incluant des cessions d’activités, des projets de scission et des réductions d’effectifs sur son site historique de Ludwigshafen. Le groupe a par ailleurs revu à la hausse son objectif d’économies annuelles.
La stratégie de l’entreprise montre un rééquilibrage géographique de ses investissements, avec un ancrage renforcé sur le marché asiatique, où un important complexe de production a récemment été inauguré. Parallèlement, le groupe poursuit la cession d’actifs non opérationnels en Allemagne, comme la vente d’un parc de logements sociaux à Ludwigshafen, une opération critiquée par les organisations syndicales.

PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 5 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 2 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
















