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Attal et Philippe scellent un pacte secret pour faire barrage aux extrêmes

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L’ancien Premier ministre a révélé l’existence d’un accord tacite avec le maire du Havre pour éviter une confrontation électorale entre La France insoumise et le Rassemblement national au second tour de la présidentielle.

Gabriel Attal a brisé le silence sur les coulisses de la campagne présidentielle à venir. Interrogé jeudi sur les ondes de franceinfo, le secrétaire général de Renaissance a confirmé l’existence d’une entente avec Édouard Philippe, président d’Horizons. Selon cet arrangement informel, celui des deux candidats qui obtiendrait les plus mauvais sondages en début d’année 2027 accepterait de se retirer, mais uniquement si un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se profilait. « Nous partageons la même volonté d’empêcher un second tour funeste pour les Français entre LFI et le RN », a expliqué l’ancien locataire de Matignon, qui s’apprête à officialiser sa candidature.

Cette annonce a déclenché une réaction immédiate chez Bruno Retailleau, le prétendant des Républicains. Saisissant l’occasion pour marquer sa différence avec la macronie, il a salué cette initiative avec ironie. « Je n’ai jamais appartenu à cette famille politique, il est donc logique qu’ils concluent un pacte entre eux », a-t-il lancé lors d’un déplacement dans l’Aube. Le sénateur vendéen, qui multiplie les attaques contre l’ex-majorité présidentielle, voit dans cet accord la preuve d’une confusion idéologique persistante au sein du bloc central.

Le patron de Renaissance a également été interrogé sur le départ d’Élisabeth Borne du bureau exécutif du parti. L’ancienne Première ministre a claqué la porte, jugeant la ligne politique de Gabriel Attal trop marquée à droite. « Elle s’était déjà éloignée des instances depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, elle crée sa propre structure, c’est son droit le plus strict », a sobrement commenté l’intéressé. Selon les informations du Parisien, plusieurs figures macronistes comme Éric Dupond-Moretti, Agnès Buzyn, Nicole Belloubet, Marc Ferracci, Astrid Panosyan-Bouvet et Stéphane Travert ont rejoint Élisabeth Borne dans son nouveau mouvement baptisé « Bâtissons ensemble ». Gabriel Attal a minimisé cette défection en soulignant que la plupart d’entre eux n’étaient pas encartés à Renaissance.

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