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À Doha, des techniciens iraniens et américains tentent de sauver la trêve

Alors que des frappes récentes ont failli faire voler l’accord en éclats, l’Iran et les États-Unis envoient des experts au Qatar pour des discussions…

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À Doha, des techniciens iraniens et américains tentent de sauver la trêve

Alors que des frappes récentes ont failli faire voler l’accord en éclats, l’Iran et les États-Unis envoient des experts au Qatar pour des discussions indirectes. L’objectif est de calmer le jeu et d’éviter une nouvelle escalade militaire.

Des représentants techniques iraniens et américains se retrouvent ce mercredi à Doha, sans se parler directement. La médiation est assurée par le Qatar et le Pakistan, les mêmes qui ont permis la signature d’un protocole d’accord le 17 juin. Mais depuis, la situation s’est tendue. Les États-Unis ont bombardé l’Iran dimanche en représailles à des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a riposté en visant le Koweït et Bahreïn. Résultat le fragile cessez-le-feu a vacillé. Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ne participent pas à cette réunion technique. Ils ont rencontré mardi le Premier ministre qatari pour préparer le terrain.

Les discussions portent sur plusieurs points sensibles. Le nucléaire iranien d’abord, mais aussi le déblocage des avoirs gelés de Téhéran. Et surtout le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial. L’Iran veut imposer un droit de passage, ce que les États-Unis refusent. Les syndicats maritimes considèrent toujours la zone comme une zone de guerre jusqu’au 9 juillet. En parallèle, Téhéran se félicite d’avoir exporté plus de 40 millions de barils de pétrole depuis la levée du blocus américain. Un chiffre énorme quand on sait que le pays était incapable d’exporter ne serait-ce qu’un baril pendant les deux mois précédant l’accord.

Autre point chaud le Liban. L’Iran a insisté pour inclure ce pays dans les pourparlers. Israël continue de frapper le sud du Liban malgré un accord-cadre signé vendredi à Washington. Ce texte conditionne le retrait israélien au désarmement du Hezbollah, ce que le mouvement chiite refuse. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lancé un message clair à l’Iran et au Hezbollah partez d’ici vous n’avez plus votre place. Son ministre de la Défense a même évoqué un maintien indéfini de l’armée israélienne dans ce qu’il appelle les zones de sécurité. Depuis le début du conflit, plus de 4 200 personnes ont été tuées au Liban.

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