Faits Divers
Hubert Falco devant les juges pour avoir propulsé son beau-fils à la Métropole
L’ancien maire de Toulon comparaîtra le 18 décembre pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics. Les juges vont examiner l’embauche et…

L’ancien maire de Toulon comparaîtra le 18 décembre pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics. Les juges vont examiner l’embauche et les promotions de son beau-fils à la Métropole Toulon Provence Méditerranée.
Hubert Falco, ancien maire de Toulon, sera jugé le 18 décembre par le tribunal correctionnel de Toulon. Les poursuites visent des faits de prise illégale d’intérêts et de détournement de fonds publics. Le dossier porte sur le recrutement et l’ascension de Michaël de Peretti, fils de sa compagne devenue son épouse en 2018, au sein de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.
Michaël de Peretti avait été embauché en avril 2016 comme chauffeur-vaguemestre. Il avait ensuite obtenu plusieurs promotions internes, dont une titularisation comme technicien territorial, avant d’être mis à disposition en avril 2023 de la Villa Nouailles, un centre d’art contemporain situé à Hyères. Les citations délivrées pour l’audience reprochent des promotions atypiques assorties d’augmentations salariales, malgré de très nombreux arrêts de travail, des notations peu élogieuses et un absentéisme important.
Un autre volet concerne la compagne de Michaël de Peretti. Hubert Falco est accusé d’avoir signé en 2018 une promotion dans les services administratifs de la Métropole pour cette femme, alors qu’elle avait travaillé dix mois sur une période de six ans et trois mois et multiplié les arrêts maladie. Le 18 décembre, le beau-fils sera jugé pour le recel de prise illégale d’intérêts et de détournements de fonds. La compagne de Michaël de Peretti est renvoyée devant la justice pour le recel de prise illégale d’intérêts.
Cette audience s’ajoute à une condamnation déjà lourde. En avril 2023, Hubert Falco avait écopé de trois ans de prison avec sursis et de cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat pour recel de détournement de fonds publics. Il était question de repas et de frais de pressing réglés par le département du Var alors qu’il ne le dirigeait plus. Son inéligibilité étant assortie de l’exécution provisoire, il avait perdu ses mandats de maire de Toulon et de président de la métropole dans les jours qui avaient suivi le jugement de première instance. La Cour de cassation avait confirmé en mai 2025 la peine de cinq ans d’inéligibilité prononcée en appel en 2024, ce qui l’empêchait de se présenter aux élections municipales.
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