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Berlin met la main sur la moitié de KNDS et remise l’entrée en Bourse

Un accord se dessine entre l’État allemand et les familles propriétaires du fabricant de chars KNDS, qui céderaient 50 % du capital à Berlin.…

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Berlin met la main sur la moitié de KNDS et remise l'entrée en Bourse

Un accord se dessine entre l’État allemand et les familles propriétaires du fabricant de chars KNDS, qui céderaient 50 % du capital à Berlin. L’introduction en Bourse du groupe franco-allemand, elle, est repoussée sans nouvelle date.

Les négociations avancent. Berlin discute d’acquérir la moitié du capital de KNDS, le fabricant franco-allemand de chars, et les discussions sont décrites comme étant sur la bonne voie. Paris conserverait l’autre moitié. Conséquence directe de ce rapprochement, le projet d’entrée en Bourse du groupe est écarté, sans échéance annoncée.

KNDS existe depuis 2015, né du rapprochement de Nexter, alors propriété de l’État français, et du constructeur allemand KMW, détenu par la famille Bode-Wegmann. C’est cette famille qui souhaite aujourd’hui passer la main. Une lettre du ministère allemand des Finances adressée à la commission parlementaire du budget évoque un calendrier serré, avec une signature du contrat d’achat dès novembre et une transaction bouclée le mois suivant.

Côté addition, le montant évoqué serait nettement inférieur à la somme validée en juin pour seulement 40 % des parts. À l’époque, les deux capitales s’étaient entendues sur la gouvernance du fabricant de chars, avec un partage à 80 % et une mise sur le marché des 20 % restants. La frilosité actuelle des investisseurs pour le secteur de la défense a fait dérailler ce scénario, au grand dam de Paris et de Berlin, qui comptaient rassurer vite sur la bonne santé de leur coopération militaire, en pleine montée en puissance des budgets de défense européens face à la menace russe.

Car l’enjeu dépasse la seule question capitalistique. KNDS se trouve au cœur du futur char de combat franco-allemand MGCS, un programme qui concentre désormais les espoirs des deux gouvernements depuis l’abandon du système de combat aérien SCAF. Ce projet de long terme reste bien d’actualité, ont réaffirmé les ministres français et allemand des Armées, après les déclarations d’un chef d’état-major français jugeant le programme en bout de course.

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