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L’économie française cale depuis trois trimestres et le gouvernement lie son redémarrage au budget

Le produit intérieur brut a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, après deux trimestres déjà dans le rouge. Pour Roland Lescure, impossible de repartir…

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L'économie française cale depuis trois trimestres et le gouvernement lie son redémarrage au budget

Le produit intérieur brut a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, après deux trimestres déjà dans le rouge. Pour Roland Lescure, impossible de repartir sans un effort budgétaire ramenant le déficit public à 5 % du PIB.

Le constat est net et il tombe mal. La croissance française n’a pas été au rendez-vous depuis trois trimestres, a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure. Les chiffres lui donnent raison. Le produit intérieur brut a lâché 0,1 % au troisième trimestre, après une deuxième partie d’année figée à zéro et un premier trimestre déjà en retrait de 0,2 %. Sa conclusion tient en une phrase. En 2026, l’économie française est à l’arrêt.

Les causes de ce coup de frein se cumulent. Le ministre parle d’une conjonction inédite, mêlant chocs internes et externes. Il cite la canicule de l’été, qui a pesé sur l’activité, et les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, qui font grimper les prix des carburants. Autrement dit, la machine française encaisse en même temps un coup de chaud et un choc sur les coûts de l’énergie, sans avoir les reins assez solides pour absorber l’un ou l’autre.

La suite dépend désormais du volet budgétaire, et le ministre ne mâche pas ses mots. Sans le redressement inscrit dans le budget, prévient-il, le pays va dans le mur. Il martèle son objectif, un déficit public ramené à 5 % du PIB ou moins, qu’il juge absolument indispensable pour retrouver le chemin de la croissance. Derrière ce chiffre, il y a un message adressé aux investisseurs et aux entreprises. Il s’agit de les convaincre que la France ne va pas à la crise, donc de sécuriser leurs décisions de financer, d’embaucher ou d’investir sur le sol national.

Reste que le texte est loin d’être voté. Le projet de budget 2027, en cours d’examen à l’Assemblée nationale, vise à faire passer le déficit public de 5,4 % du PIB en 2026 à 5 % l’an prochain. Mais son adoption paraît très incertaine. L’absence de majorité et l’approche de l’élection présidentielle compliquent chaque étape du parcours. Le sort de ce budget pèsera donc directement sur les ménages, les entrepreneurs et les collectivités, tous suspendus à une décision politique qui déterminera si l’économie française peut effectivement repartir.

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