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Marine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement

Le week-end orléanais s’est déroulé sans affrontement, et la candidate d’extrême droite compte bien surfer sur ce calme pour dévoiler sa « vision »…

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Marine Le Pen veut transformer son congrès d'Orléans en rampe de lancement

Le week-end orléanais s’est déroulé sans affrontement, et la candidate d’extrême droite compte bien surfer sur ce calme pour dévoiler sa « vision » dimanche après-midi. À six mois du scrutin, elle mise sur un seul mot d’ordre, redonner le moral aux Français.

Les images redoutées n’ont pas existé. Samedi, les opposants au Rassemblement national ont défilé sans débordement dans les rues d’Orléans, forts de 13 000 à 26 000 participants selon les décomptes, encadrés par un dispositif policier massif de 3 000 agents. Un déploiement qui a visiblement satisfait la principale intéressée. Marine Le Pen a confié ne pas avoir « à se plaindre » de la façon dont les autorités ont fait respecter l’ordre, y voyant la confirmation que « quand la police se montre, les choses se passent bien ». Dimanche, les attroupements resteront interdits sur une bonne partie de l’agglomération, même si des organisations pourraient tenter de se rassembler en dehors de la zone bouclée, loin en tout cas du Co’Met et de ses 10 000 places.

C’est dans cette enceinte que la quadruple candidate doit prononcer son premier grand discours de campagne. Le thème choisi, la « renaissance », servira de fil rouge à tout son parcours jusqu’au printemps. Objectif affiché, « insuffler un peu d’optimisme » à un pays qu’elle décrit volontiers au bord de la crise sociale et financière. Pas question pour autant de monter d’un cran dans l’agressivité. Elle estime que « la bataille du constat est gagnée » et préfère désormais dérouler ses propositions. Les enquêtes d’opinion la placent largement devant, avec jusqu’à 38 % d’intentions de vote au premier tour. Il lui reste pourtant environ 15 % d’électeurs à convaincre que ses « solutions pour améliorer la vie des gens » sont les bonnes.

La démonstration d’unité était aussi au programme. Jordan Bardella a été reconduit à la tête du parti avec près de 99 % des suffrages exprimés, saluant une « unité admirable » appelée à devenir « la clé de voûte » d’une future victoire. Celui à qui Matignon est promis en cas d’accession de Marine Le Pen à l’Élysée a demandé à ses troupes de garder leur « sang-froid » face aux « provocations » d’adversaires accusés de légitimer la violence et d’inciter à l’émeute. Il a nommément visé La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, qu’il soupçonne de vouloir subvertir les institutions et refuser le résultat des urnes. Les écrits antisémites qui lui sont reprochés pour sa jeunesse, et qu’il réfute, n’ont pas été évoqués.

Rester en tête impose aussi de regarder au-delà du vote. Le numéro deux du parti l’admet sans détour, gouverner signifie affronter des difficultés et des imprévus. Mais cela ne doit, selon lui, justifier « aucune forme de renoncement ». Son raisonnement tient en une phrase, adressée à ceux qui accorderaient leur confiance au RN. Ils devront obtenir ce pour quoi ils auront voté, car les décevoir « n’est pas une option envisageable ». Reste à Marine Le Pen le soin de transformer cette promesse en programme crédible devant un auditoire déjà acquis.

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