Politique
Bruno Retailleau lance un défi de débat public à Édouard Philippe
Le candidat LR propose à son rival du bloc central un face-à-face devant les Français pour comparer leurs projets. Il décline la réunion des dirigeants de…

Le candidat LR propose à son rival du bloc central un face-à-face devant les Français pour comparer leurs projets. Il décline la réunion des dirigeants de droite et du centre, mais assure qu’il reste déterminé dans la course présidentielle.
Bruno Retailleau a écrit à Édouard Philippe pour lui proposer un débat public. Le patron des Républicains veut confronter leurs convictions et leurs projets devant les Français. Il défend une confrontation franche et transparente des idées plutôt que des discussions d’appareil. Ce faisant, il confirme qu’il ne participera pas à la réunion proposée par Édouard Philippe aux dirigeants de droite et du centre.
Il ne ferme pas la porte au dialogue. Mais il prévient que le rassemblement ne peut pas être un préalable qui obligerait chacun à abandonner ce qu’il croit juste pour le pays. Selon lui, les projets diffèrent et beaucoup de Français ne le perçoivent pas forcément. D’où son insistance sur un débat capable d’éclairer les électeurs.
Le candidat LR est à la peine dans les sondages. Une enquête d’opinion a même placé David Lisnard devant lui pour la première fois. Bruno Retailleau réaffirme pourtant sa détermination à rester dans la course. Il relativise les variations et situe la vraie campagne présidentielle plus tard, au début de l’année. Il dit aussi vouloir travailler avec David Lisnard, avec qui il partage un certain nombre de propositions.
Les chiffres le montrent fragile. David Lisnard, maire de Cannes et ancien LR, est crédité de 6 % d’intentions de vote contre 5 % pour Bruno Retailleau dans une hypothèse où Gabriel Attal et Édouard Philippe sont tous deux candidats, aux côtés de Dominique de Villepin. Bruno Retailleau atteint son maximum à 8 % s’il affronte Gabriel Attal seul pour représenter le bloc central.
Il se décrit comme libéral en économie tout en revendiquant une dimension sociale. La droite a un cœur, dit-il, et les services publics comptent face à la misère et à l’appauvrissement. Au Salon de l’automobile, il a aussi appelé l’Union européenne à se protéger davantage et à arrêter ce qu’il nomme l’invasion chinoise automobile. Sans industrie automobile, il n’y aura pas de réindustrialisation en France, avertit-il.
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