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Le mouvement anti-Trump mise sur les urnes avec une journée de fêtes et de marche

À deux semaines d’un scrutin de mi-mandat important pour la Maison Blanche, la coalition No Kings abandonne le format des grandes manifestations pour…

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Le mouvement anti-Trump mise sur les urnes avec une journée de fêtes et de marche

À deux semaines d’un scrutin de mi-mandat important pour la Maison Blanche, la coalition No Kings abandonne le format des grandes manifestations pour multiplier les initiatives locales et pousser les électeurs vers les bureaux de vote. Plus de 3 000 rendez-vous sont annoncés, avec un objectif clair, faire de la mobilisation citoyenne une force électorale.

Le collectif à l’origine du cri de ralliement No Kings change de méthode. Au lieu de rassembler des cortèges géants, il appelle à une journée de mobilisation électorale non partisane, avec des marches vers des bureaux de vote, des concerts de klaxons, des fêtes de quartier et une multitude d’événements de formats variés. L’idée n’est pas de compter les personnes dans la rue mais de faire en sorte que chaque électeur connaisse les modalités de vote à sa disposition et puisse faire entendre sa voix. La coalition veut transformer le pouvoir du peuple en pouvoir électoral.

Plus de 3 000 événements sont prévus à travers les États-Unis. À Washington, on annonce des parapluies couverts de messages appelant à voter, un rassemblement devant le Lincoln Memorial et un défilé depuis une université jusqu’au pied de la Cour suprême. Philadelphie organise des rassemblements devant plusieurs bureaux de vote. Chicago propose des ateliers créatifs en famille, New York un après-midi de poésie, de musique et d’art, un quartier de Los Angeles un festival de musique. À Atlanta, les volontaires pourront se former au rôle d’observateur électoral.

La coalition insiste sur le vote anticipé. Les règles varient selon les États, mais cette fenêtre élargie permet de régler un détail administratif, d’éviter les longues files du jour J ou de parer à un empêchement de dernière minute. Deirdre Schifeling, responsable de l’ACLU, décrit ces rendez-vous comme des célébrations joyeuses du droit de vote, où les participants partageront des informations sur leurs droits et s’organiseront pour voter à l’avance. Alma Couverthie, de Common Cause, appelle à marcher ensemble jusqu’aux urnes, à organiser des trajets communs et à venir avec voisins, amis et famille. Elle résume le vote comme un acte de pouvoir, un acte d’engagement et un acte de joie.

Pour les organisateurs, une participation massive est la meilleure protection contre toute manœuvre douteuse après le jour de l’élection. Alma Couverthie plaide pour une victoire démocratique si claire et si écrasante qu’elle serait impossible à remettre en cause. Le mouvement No Kings s’est imposé comme la principale contestation depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche au début de 2025. Ses trois premiers appels ont réuni des foules croissantes, avec plus de cinq millions de personnes revendiquées en juin 2025, sept millions en octobre, puis huit millions en mars, contre les coupes dans l’administration publique, l’offensive anti-immigration, les méthodes d’ICE et les opérations militaires décidées.

Cette quatrième journée de mobilisation en moins d’un an et demi se distingue par son ancrage local. L’objectif est de faire fructifier dans les urnes une mobilisation déjà exprimée dans la rue, à l’approche d’un scrutin du 3 novembre qui s’annonce difficile pour le camp républicain. Les organisateurs misent sur la présence, l’information et la préparation de chaque électeur.

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