Europe
Face aux attaques hybrides venues de Russie, Macron convoque son état-major et bouscule son agenda
Le président a réuni un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à l’Ukraine et à la multiplication d’opérations hostiles attribuées à Moscou…

Le président a réuni un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à l’Ukraine et à la multiplication d’opérations hostiles attribuées à Moscou sur le sol européen. Dans la foulée, il a renoncé à son déplacement des Journées du patrimoine, signe que la crise internationale pèse désormais directement sur l’agenda de l’Élysée.
Réunir les responsables concernés, verrouiller les échanges et ne rien laisser filtrer. C’est le format retenu par Emmanuel Macron, qui a convoqué un Conseil de défense et de sécurité nationale dédié à la situation en Ukraine et à la recrudescence d’attaques dites hybrides sur le territoire européen. Aucune information n’est sortie de cette enceinte, ni sur les orientations discutées, ni sur d’éventuelles décisions.
Le sujet s’impose parce que la menace a changé de visage. Derrière l’expression d’attaques hybrides se cachent des opérations difficiles à attribuer formellement, menées notamment par drones, et qui se sont multipliées ces dernières semaines en Allemagne, au Danemark ou encore en Lituanie. La Russie est montrée du doigt. Reste une question sur laquelle les Européens ne sont toujours pas alignés, celle de la riposte à adopter et de son ampleur.
Le calendrier diplomatique, lui, ne laisse aucun répit. Emmanuel Macron doit rencontrer son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, qui ouvre la semaine prochaine à New York. Un rendez-vous qui tombe au moment où le soutien à Kiev et la réponse aux pressions russes se jouent sur plusieurs fronts simultanément.
Autre signal, plus inhabituel. Le chef de l’Etat a annulé son déplacement traditionnel à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, alors qu’une visite du site de Fort Boyard, en Charente-Maritime, avait été envisagée. Ses équipes invoquent la dégradation de la situation internationale de ces derniers jours et ses répercussions en France, à commencer par la montée des prix du carburant liée à la crise au Moyen-Orient.
Le reste de l’agenda a été réorganisé en conséquence. La journée initialement prévue a été libérée pour un événement en lien avec cette crise, dont la nature n’a pas été précisée. Le président s’est par ailleurs penché sur la situation dans le Golfe et ses effets sur le marché mondial de l’énergie, à l’occasion d’une réunion des services de l’Etat, et il s’est entretenu, ou s’entretiendra, avec plusieurs dirigeants de la région.
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