Politique
Gabriel Attal désigne la dissolution comme la coupable de la panne économique française
Le candidat de Renaissance compare les performances du pays à celles de son passage à Matignon et charge la décision prise en 2024. Devant un public de…

Le candidat de Renaissance compare les performances du pays à celles de son passage à Matignon et charge la décision prise en 2024. Devant un public de start-up, il défend aussi des économies sur la dépense sociale et un recours massif à l’intelligence artificielle.
Il n’a pas prononcé le nom d’Emmanuel Macron. Mais chacun a compris de quoi Gabriel Attal parlait. Devant un parterre d’entrepreneurs réunis à Paris pour un événement dédié aux jeunes pousses, le candidat de Renaissance à la présidentielle a chargé la dissolution de l’Assemblée nationale décidée en 2024. Sa formule résume son sentiment. « Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l’économie française. »
Les chiffres, il les a alignés comme autant de pièces à conviction. Du temps où il occupait Matignon, les taux d’emprunt de la France tournaient en moyenne entre 1,2 % et 1,5 %. Ils atteignent aujourd’hui 4,5 %. La croissance venait alors tutoyer les 2 %, contre une quasi-stagnation désormais. Le chômage s’établissait à 7,5 %, il se rapproche des 9 %. Autant d’écarts qui, selon lui, racontent la même histoire, celle d’une instabilité politique devenue économique. Une instabilité qui l’a aussi emporté sur le plan personnel, puisqu’il a dû céder son poste de Premier ministre à Michel Barnier dans la foulée.
Sur les comptes publics, le ton se durcit encore. La dette a franchi les 3 000 milliards d’euros en 2024, une année où il dirigeait le gouvernement. Pas de fatalité pour autant, insiste-t-il. Il s’appuie sur l’Insee, qui a montré que l’Etat a dépensé moins que l’année précédente, une première en quinze ans, fruit d’économies assumées. Et il place le débat là où il dérange, en rappelant que 60 % de la dépense publique relève du social, avec les retraites en tête de liste. Son message au public, assumer des coupes dans cette dépense sociale.
Face à des acteurs de la tech, il a aussi dégainé un autre argument. L’Etat et les collectivités devraient, selon lui, faire comme les grands groupes et miser sur l’IA pour faire mieux avec moins et gagner en productivité. Un chantier qu’il range parmi les plus importants, au même titre que son objectif de voir la France redevenir la première puissance de l’Union européenne dans dix ans. Pour lui, l’intelligence artificielle conditionne la prospérité des générations à venir. Reste que dans les sondages, le candidat pointe loin derrière.
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