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Alcaraz tombe à 3h33 du matin et savoure ce retour inattendu
Battu par Ben Shelton dans un quart de finale historique de l’US Open, l’Espagnol a quitté le court avec le sourire. Après des mois sans jouer, il retient…

Battu par Ben Shelton dans un quart de finale historique de l’US Open, l’Espagnol a quitté le court avec le sourire. Après des mois sans jouer, il retient l’essentiel.
Carlos Alcaraz ne soulèvera pas un huitième trophée du Grand Chelem cette saison. Vainqueur de l’Open d’Australie en début d’année, puis forfait à Roland-Garros et Wimbledon, le Murcien a vu son parcours new-yorkais s’arrêter en quarts de finale. Mais ce n’est pas la déception qui dominait au moment de quitter le court.
La rencontre, disputée contre Ben Shelton, est entrée dans l’histoire du tournoi. L’Espagnol s’est incliné en cinq manches après près de quatre heures trente de combat, avec un score de 7-6 (7-5), 1-6, 3-6, 6-1, 6-7 (7-9). Surtout, le match s’est achevé à 3h33 du matin, heure de New York, soit la fin la plus tardive jamais enregistrée pour un match de l’US Open. Une nuit blanche qui n’a pas entamé le moral du numéro trois mondial.
« Je quitte le court heureux, avec le sourire, en bonne santé, et c’est ce dont j’avais besoin », a-t-il lancé. Alcaraz n’avait plus disputé le moindre match depuis la mi-avril et son abandon à Barcelone pour une blessure au poignet droit. Son objectif était simple, retrouver la compétition et enchaîner des rencontres à haute intensité. « Mon objectif était de jouer, de disputer ce genre de matchs tout en étant en bonne santé. C’était serré. Je ne vais pas être déçu. Je suis simplement heureux et fier de moi, de la manière dont je me suis battu », a-t-il ajouté.
Pourtant, le scénario aurait pu tourner autrement. Alcaraz a reconnu avoir ressenti une vraie fatigue physique après la perte de la troisième manche. Mais il a trouvé les ressources pour élever son niveau et remporter le quatrième set 6-1 avant d’échouer au super tie-break décisif. « Dans le cinquième set, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux. Mais j’affrontais une bête. Shelton est incroyable, puissant. Il a réussi à très bien jouer dans toutes les situations, donc tout le mérite lui revient », a-t-il souligné avec un fair-play remarquable.
Ce quart de finale restera donc comme un symbole de la résilience d’Alcaraz, mais aussi comme la confirmation que Shelton est capable de rivaliser avec les plus grands. Pour l’Espagnol, cette défaite a presque des allures de victoire personnelle. Il a prouvé qu’il pouvait de nouveau rivaliser au plus haut niveau, même après une longue absence, même au bout de la nuit. Son sourire, au moment de quitter le court, en disait long.
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