Politique
Bruno Retailleau lance son premier grand meeting pour sortir de l’ombre
Le candidat de droite piétine dans les sondages, mais il espère que ce rassemblement à Paris va relancer sa campagne et le placer dans la course face à…


Le candidat de droite piétine dans les sondages, mais il espère que ce rassemblement à Paris va relancer sa campagne et le placer dans la course face à Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Ce samedi après-midi, Bruno Retailleau monte sur scène au Parc Floral, dans le Bois de Vincennes. Plus de 4 000 personnes sont attendues dans une salle climatisée pour écouter le patron des Républicains. L’événement est crucial pour lui. Il doit parler au moins une heure, sans lire ses notes, comme il le fait d’habitude. Une performance ratée pourrait le mettre définitivement hors jeu. Car le sénateur de Vendée fait du surplace à 9 % des intentions de vote, un score qui double pourtant celui de Valérie Pécresse en 2022. Mais la concurrence est rude. Édouard Philippe et Gabriel Attal sont mieux placés, et les divisions internes à LR menacent son unité affichée.
Bruno Retailleau sait qu’il doit élargir son électorat. Il parle de « désocler » pour « rassembler les Français » et veut tourner la page du macronisme. Ses promesses sont concrètes mieux rémunérer le travail, réduire la facture d’électricité, construire un million de logements supplémentaires. Mais ces mesures n’ont pas encore décollé dans l’opinion. Alors il va insister sur sa différence. Il se présente comme un ancien ministre de l’Intérieur qui a su s’opposer à Emmanuel Macron, notamment sur le dossier algérien avec l’écrivain Boualem Sansal. Il espère que son meeting lui permettra de sortir de la « case réac » où ses adversaires veulent l’enfermer, selon un de ses soutiens.
L’unité du parti sera mise à l’épreuve. Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Michel Barnier et François Baroin sont annoncés au premier rang. Mais Laurent Wauquiez, le chef des députés LR, boycotte le meeting. Il réclame une primaire ouverte pour désigner un candidat unique à droite. Xavier Bertrand, lui, demande à Retailleau de clarifier sa position face au RN. Sans oublier les six membres du gouvernement Sébastien Lecornu suspendus du parti. Malgré ces voix dissonantes, le Vendéen croit en ses chances. Il répète qu’il n’y aura pas de troisième saison du macronisme et que les Français ne voteront pas pour un ancien premier ministre d’Emmanuel Macron. Son pari tenir un discours qui séduit au-delà de LR pour que sa courbe rattrape celle d’Édouard Philippe à l’automne.
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