Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Pernod Ricard encaisse mieux que prévu le coup de froid chinois et américain

Le géant des spiritueux a annoncé jeudi un recul de ses ventes plus léger qu’anticipé sur le trimestre écoulé. La Chine et les États-Unis pèsent toujours…

Article

le

Pernod Ricard encaisse mieux que prévu le coup de froid venu de Chine et des États-Unis

Mis à jour le 15 octobre à 10h06

Le géant des spiritueux a annoncé jeudi un recul de ses ventes plus léger qu’anticipé sur le trimestre écoulé. La Chine et les États-Unis pèsent toujours lourdement, mais quelques signaux positifs commencent à poindre.

Pernod Ricard a dévoilé des ventes trimestrielles qui ont dépassé les attentes du marché. Sur les trois premiers mois de son exercice décalé, le groupe propriétaire du cognac Martell, du champagne Mumm et de la vodka Absolut a enregistré un chiffre d’affaires de 2,23 milliards d’euros, en repli organique de 0,9% sur un an. Les analystes, eux, misaient sur une chute de 1,7%. La maison française limite donc les dégâts bien mieux que redouté.

Cette contre-performance vient avant tout de deux marchés essentiels. En Chine, les revenus ont plongé de 25% sur le trimestre, et aux États-Unis, la baisse atteint 10%. Le groupe avait prévenu dès le mois d’août que des ajustements de stocks pèseraient sur ces deux géants. Le président-directeur général Alexandre Ricard avait même écarté tout retour à la croissance outre-Atlantique avant 2029. Du côté chinois, l’horizon s’éclaircit un peu. Les distributeurs affichent un optimisme prudent à l’approche de la Fête de la Mi-Automne, et les ventes aux distributeurs repartent à la hausse.

Le reste du monde tire l’activité vers le haut. Dans cette zone qui exclut les États-Unis et la Chine, le chiffre d’affaires progresse de 4%. L’Inde s’illustre avec une croissance de 19% sur un an, alors que Pernod Ricard India envisage une entrée en Bourse. L’Europe, en revanche, recule de 6%.

Les investisseurs ont plutôt bien accueilli ces chiffres. À l’ouverture à Paris, le titre prenait environ 3% à 67,6 euros. Chez JP Morgan, on retient surtout le redressement des ventes aux distributeurs en Chine et les propos tenus sur les États-Unis. Jefferies nuance, en pointant la faiblesse européenne et le fait que la forte croissance indienne intègre des commandes passées en amont de l’introduction en Bourse. Mais pour ces analystes, ces résultats devraient suffire à rassurer sur la fin du cycle de révisions à la baisse. Le groupe confirme par ailleurs ses objectifs annuels et de moyen terme, dont un chiffre d’affaires organique globalement stable en 2027.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus