Europe
Un cauchemar né sur YouTube à 13 ans, devenu un film qui cartonne au box-office

Le réalisateur Kane Parsons avait 13 ans lorsqu’il a découvert l’univers angoissant des «Backrooms». Aujourd’hui, son adaptation au cinéma pulvérise les records dès son premier week-end aux États-Unis.
Le film «Backrooms» a frappé fort dès sa sortie américaine. Inspiré d’un phénomène horrifique né sur internet, il raconte un monde parallèle fait de couloirs sans fin et de pièces vides qui évoquent des souvenirs d’enfance flous et inquiétants. Kane Parsons, son réalisateur, n’avait que 16 ans quand sa première vidéo sur le sujet a explosé en ligne, atteignant 20 millions de vues en deux semaines. Il se souvient de ce moment avec lucidité. Les sollicitations des entreprises sont arrivées très vite, par vagues d’e-mails. L’adolescent a d’abord été méfiant. Il ne voulait pas laisser des inconnus en costume s’emparer d’un univers qui lui tenait tant à cœur. S’il devait franchir le pas, ce serait avec une exigence de précision et de méticulosité.
Pour lui, la frontière entre YouTube et le cinéma n’a jamais été un obstacle. Il trouve même logique d’utiliser internet comme banc d’essai pour de nouvelles histoires, surtout dans le genre de l’horreur. Les créations indépendantes sur YouTube, dit-il, sont souvent excellentes mais rarement prises au sérieux. Avec «Backrooms», il a voulu prouver qu’un projet né en ligne pouvait s’ancrer dans l’imaginaire collectif et grandir. Il a tenu à réaliser lui-même le long-métrage, refusant de laisser cette tâche à quelqu’un d’autre. Le scénario n’était pas de lui, mais il l’a retravaillé en continu jusqu’à ce qu’il corresponde exactement à sa vision. Aujourd’hui, voir l’affiche du film sur des arrêts de bus lui semble irréel. C’est un peu étrange, dit-il, de voir cet univers, autrefois réservé aux initiés, tomber dans le grand public.
Kane Parsons n’a pas dit son dernier mot. «Backrooms» n’est pas fini, assure-t-il. Mais la suite ne sera pas forcément un film. Il n’exclut rien, ni une suite au cinéma, ni une série télévisée. Personnellement, il avoue une préférence pour le format série. Ce qui compte pour lui, c’est l’histoire, pas le contenant. Une chose est sûre : le cauchemar ne fait que commencer.

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