Société
Estrosi et Ciotti accusés de détourner des fonds publics pour leurs ambitions municipales

À Nice, la campagne des municipales 2026 s’annonce houleuse, avec des accusations croisées de propagande financée par l’argent des contribuables.
La rivalité entre Christian Estrosi et Éric Ciotti prend une tournure judiciaire à l’approche des élections municipales de 2026. Les deux figures politiques niçoises s’accusent mutuellement d’utiliser des moyens publics à des fins électorales, une pratique strictement encadrée par la loi. Les tensions se cristallisent autour de supports de communication officiels, soupçonnés de servir des intérêts partisans plutôt que l’information des citoyens.
Du côté de la majorité municipale, les proches du maire Horizons pointent du doigt le journal local financé par Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes. Ce bulletin de quatre pages, diffusé en juillet, critique ouvertement la gestion de la ville, ce qui a conduit un adjoint au maire à saisir le déontologue de l’Assemblée nationale pour « détournement de moyens publics ». En réponse, l’entourage du député dénonce des livrets municipaux de 50 pages, qualifiés de « pré-campagne » coûteuse, estimant que ces documents glorifient l’action de Christian Estrosi à grand renfort de fonds publics.
L’opposition écologiste, elle, a saisi la préfecture pour dénoncer un déséquilibre dans l’expression des différents courants politiques. Un élu vert fustige ces « publications luxueuses », financées par la collectivité, qui vantent un bilan municipal sans laisser de place à la contradiction. La mairie se défend en arguant que ces fascicules, produits en interne, relèvent d’une communication institutionnelle légitime et non d’une stratégie électorale.
Dans ce climat tendu, Éric Ciotti multiplie les critiques, évoquant une dette en hausse et une insécurité grandissante, tandis que Christian Estrosi mise sur des réunions publiques pour défendre son bilan. Les deux camps semblent déjà engagés dans une bataille dont l’enjeu dépasse la simple rivalité politique. La préfecture des Alpes-Maritimes pourrait devenir le théâtre d’une confrontation serrée, où chaque camp devra prouver que sa communication reste dans les limites de la légalité.

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