Monde
Washington ferme ses portes aux diplomates palestiniens avant l’Assemblée générale des Nations unies

Une décision américaine inédite bloque l’accès des représentants palestiniens à la tribune onusienne, suscitant inquiétudes et condamnations tandis que Paris poursuit son plaidoyer pour la reconnaissance d’un État.
Le Département d’État américain a officialisé ce vendredi le refus d’accorder des visas aux membres de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine en amont de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette mesure, justifiée par des impératifs de sécurité nationale, constitue un durcissement notable de la position américaine sous l’administration Trump.
Dans un communiqué, les autorités américaines ont fustigé ce qu’elles qualifient de contournement des processus de négociation par le recours à des instances judiciaires internationales. Elles exigent des garanties concrètes avant d’envisager toute reprise des discussions. En réaction, l’Autorité palestinienne a dénoncé une violation du droit international et réclamé le retrait de cette décision.
Le gouvernement israélien a salué une initiative courageuse, renforçant ainsi l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv. De son côté, l’ONU a rappelé l’importance d’une participation sans entrave de tous ses membres et observateurs permanents, appelant à une résolution rapide de ce différend.
La présence du président Mahmoud Abbas à la tribune onusienne, prévue en septembre, semble compromise, bien que les modalités précises de l’application de cette mesure restent à clarifier. Cette situation rappelle certains précédents historiques, comme le refus d’entrée sur le territoire américain accordé à Yasser Arafat en 1988.
Parallèlement, l’annonce française en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien continue de susciter des adhésions au sein de la communauté internationale, creusant un peu plus le fossé diplomatique sur cette question.

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