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Vingt ans de coma s’achèvent par une disparition douloureuse

Le décès de Benjamin Danielou, survenu après deux décennies d’inconscience, relance le débat sur l’accompagnement de la fin de vie.
Benjamin Danielou s’est éteint dans un établissement hospitalier breton, mettant fin à vingt années passées dans un état végétatif consécutif à un accident de scooter survenu en Thaïlande. Le jeune homme de vingt ans, alors étudiant en école de commerce, avait été victime d’un traumatisme crânien irréversible en 2005, condamné par les pronostics médicaux à ne jamais retrouver conscience.
Ses parents n’ont cessé de réclamer, durant toutes ces années, la possibilité de mettre un terme aux souffrances présumées de leur fils par le biais d’une injection létale. Ils souhaitaient lui offrir une disparition apaisée, dans l’intimité et le respect de sa dignité. Leur requête n’a jamais obtenu l’aval des autorités médicales et juridiques.
La fin est survenue des suites d’un cancer de la vessie ayant provoqué des métastases rénales et hépatiques. Le père du défunt a vivement dénoncé les conditions de cette ultime épreuve, qualifiant d’atroce l’agonie subie par son fils. Il a fustigé l’emploi de la sédation profonde continue, qu’il juge inhumaine, affirmant qu’aucun animal ne serait laissé dans un tel état de souffrance.
Déjà en février dernier, Maxime Danielou décrivait la lente dégradation physique de son enfant, évoquant un corps squelettique là où s’épanouissait jadis un athlète. Face au refus opposé à leur demande d’euthanasie, la famille s’était résignée à accepter la sédation couplée à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, un processus pouvant s’étendre sur plusieurs jours. Le père avait alors exprimé son incompréhension face à une législation qui autorise, selon ses termes, une mort lente sous le regard impuissant des proches.
Il confiait son désir d’accompagner son fils dans ses derniers instants avec dignité, plutôt que de le voir s’éteindre dans l’isolement et la privation de soins. La vision de cette lente agonie demeure pour lui une épreuve insurmontable. Le quinquagénaire affirme sa détermination à poursuivre son combat contre ce qu’il considère comme l’horreur de la sédation profonde continue, estimant que le cadre législatif actuel engendre des situations intolérables pour les familles et les patients.

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