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Vierzon : la nouvelle majorité municipale supprime la cérémonie du 10 mai

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La ville de Vierzon, désormais dirigée par une alliance RN/Reconquête, a annulé la commémoration de l’abolition de l’esclavage, invoquant des contraintes budgétaires. Une décision vivement critiquée par l’opposition, qui y voit un geste politique assumé.

Ce dimanche 10 mai, pour la première fois depuis dix ans, la ville de Vierzon n’a pas célébré l’abolition de l’esclavage. La nouvelle municipalité, issue d’une coalition entre le Rassemblement national et Reconquête, a justifié cette suppression par un souci d’économie et une faible affluence lors des éditions précédentes. L’adjoint au maire chargé de la Jeunesse et des Anciens combattants, Yves Husté, a précisé que l’organisation de cette cérémonie coûtait environ 1 500 euros, une somme qu’il juge disproportionnée pour un événement rassemblant peu de participants. Il a également minimisé la portée mémorielle de cette date, estimant que le commerce des êtres humains est une pratique révolue et qu’il est difficile d’imaginer un retour à une telle réalité.

Instaurée par un décret de Jacques Chirac en 2006, cette journée nationale était observée à Vierzon depuis une décennie, place Aimé Césaire, en présence des autorités locales. L’élu a toutefois contesté son caractère officiel, affirmant qu’elle ne figure pas parmi les douze dates commémoratives reconnues par l’État. Une position que conteste fermement l’opposition municipale. Le député communiste du Cher, Nicolas Sansu, a qualifié cette décision de faute politique grave, imputable à une majorité d’extrême droite. En réaction, une contre-manifestation a été organisée ce dimanche sur la place Aimé Césaire, rassemblant des habitants et des personnalités, dont la nièce du poète et homme politique martiniquais, figure majeure de la négritude.

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