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Une proche de Maria Corina Machado rentre au Venezuela, la pression monte pour le retour de l’opposante

Claudia Macero a atterri dimanche soir à l’aéroport de Maiquetia, accueillie par des partisans qui ont entonné l’hymne national. Son retour alimente…

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Une proche de Maria Corina Machado rentre au Venezuela, la pression monte pour le retour de l'opposante

Claudia Macero a atterri dimanche soir à l’aéroport de Maiquetia, accueillie par des partisans qui ont entonné l’hymne national. Son retour alimente l’attente d’une huitième tentative réussie pour Maria Corina Machado, exilée au Panama.

Dimanche soir, l’aéroport de Maiquetia a retrouvé des airs de fête. À sa descente d’avion, Claudia Macero a été entourée par une foule venue l’accueillir, certains militants chantant l’hymne national pendant qu’elle embrassait ses proches. À 34 ans, cette responsable des médias au sein du parti fondé par Maria Corina Machado n’a pas tardé à fixer le programme. Dès lundi matin, a-t-elle annoncé, elle se remettra au travail. Sur les poursuites judiciaires qui la visent, elle affirme ne rien savoir, relevant que la police de l’aéroport ne lui a rien demandé.

Son arrivée ravive la question qui obsède l’opposition vénézuélienne, celle du retour de Maria Corina Machado. Empêchée sept fois de rentrer depuis la capture de Nicolas Maduro en janvier par l’armée américaine, la lauréate du prix Nobel de la paix a vu sa dernière tentative échouer le 22 septembre. « J’espère que la huitième tentative sera la bonne », a confié Claudia Macero à propos de celle dont elle est considérée comme la principale adjointe. Et d’insister. « Il ne suffit pas d’attendre que les choses arrivent. Nous devons l’exiger, nous devons le réclamer. » Elle dit toutefois ignorer la date du retour de l’opposante, pour qui elle réclame un droit simple, celui d’être chez elle en tant que Vénézuélienne.

Reste une ombre au tableau, le rôle prêté aux États-Unis. Washington dément, mais de nombreux observateurs estiment que ce retour se heurte à un veto américain. Donald Trump a d’ailleurs affiché à plusieurs reprises sa satisfaction devant le travail de la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Maria Corina Machado, elle, continue d’annoncer la couleur. « Je vais revenir très bientôt dans mon pays », a-t-elle encore assuré samedi lors d’une conférence en ligne. Dans son entourage, plusieurs responsables qui vivaient en exil ont déjà fait le chemin ces dernières semaines.

Le parcours de Claudia Macero donne la mesure de l’enjeu. Elle faisait partie des six membres de l’équipe de l’opposante réfugiés à l’ambassade d’Argentine à Caracas en mars 2024, pour échapper aux arrestations menées lors de la répression qui a précédé la présidentielle. Le groupe n’a pu sortir qu’en mai 2025, à l’occasion d’une opération secrète menée avec le soutien des États-Unis, dont les détails n’ont jamais été dévoilés. « Aujourd’hui, je rentre au Venezuela pour donner confiance aux autres. C’est le moment de revenir, c’est le moment de rentrer à la maison. C’est le moment de récupérer ce pays », a-t-elle lancé avant de quitter l’aéroport.

Tout au long de la journée de dimanche, les partisans de l’opposante ont sillonné le pays en convois pour exiger son retour. Dans l’État de Barinas, terre natale du défunt président Hugo Chávez, les manifestants se sont rendus au siège de l’instance électorale locale afin de réclamer la tenue d’une présidentielle. « María Corina, le peuple t’attend », a déclaré Leandro Gonzalez, un cordonnier. Dans l’État de Miranda, les cortèges ont traversé Los Teques derrière des pancartes réclamant un calendrier électoral clair, des élections en 2027, ou proclamant que Miranda se mobilise pour la liberté.

Le calendrier politique, justement, reste flou. Devant l’ONU mercredi, Delcy Rodriguez a promis des élections sans avancer de date, tandis que Donald Trump jugeait début septembre que le Venezuela n’était pas encore prêt pour un scrutin. Sous pression américaine, le pouvoir a ouvert en août un dialogue avec l’opposition autour d’une transition démocratique. Un deuxième cycle s’est achevé vendredi, accompagné d’une vague de libérations de prisonniers politiques. À Maracaibo, Juan Pablo Guanipa a résumé la ligne de son camp. « L’unité exige le retour de Maria Corina et des élections présidentielles. Nous devons continuer jusqu’à obtenir le pays libre et démocratique auquel nous aspirons. »

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