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Un trésor préhistorique refait surface en Charente
Dans la campagne charentaise, des fouilles paléontologiques mettent au jour les vestiges d’un dinosaure inédit en Europe, révélant peu à peu les mystères d’un écosystème vieux de 140 millions d’années.
Le site d’Angeac-Charente, situé entre Angoulême et Cognac, confirme sa réputation de gisement exceptionnel. Après la découverte l’an dernier des premiers ossements d’une espèce jusqu’alors inconnue sur le continent, une nouvelle campagne de fouilles a permis d’exhumer une dizaine de fossiles supplémentaires. Ces pièces, soigneusement extraites d’une couche argileuse sous une tente protectrice, contribuent à reconstituer le squelette d’un camarasaurus, un herbivore géant de 20 mètres de long pesant près de 30 tonnes.
Cette trouvaille remet en question les connaissances sur la migration des espèces au Jurassique. Le camarasaurus, cousin du diplodocus, n’avait été identifié auparavant qu’en Amérique du Nord et à une époque antérieure. Pour les chercheurs, cette découverte ouvre des perspectives inédites sur les dynamiques fauniques de l’ère mésozoïque. Le site, considéré comme l’un des plus riches au monde, livre depuis 2010 des milliers de fossiles, dont un fémur de turiasaure de plus de deux mètres, pièce maîtresse ayant contribué à sa renommée.
Les conditions de conservation exceptionnelles ont permis de préserver non seulement des ossements de dinosaures, mais aussi des traces de crocodiles, de tortues et de plantes tropicales, témoignant d’un écosystème marécageux complexe. Chaque fragment exhumé fait l’objet d’un protocole rigoureux avant son transfert en laboratoire. Enveloppés dans des coques de plâtre, ces vestiges nécessitent des mois, voire des années, de préparation avant d’être étudiés.
L’engouement du public pour ces découvertes ne se dément pas. Les visites organisées sur le chantier affichent complet dès leur ouverture, tandis que les pièces les plus significatives rejoindront les collections du musée d’Angoulême et du Muséum national d’histoire naturelle de Paris en 2026. Les paléontologues estiment que le gisement recèle encore de nombreux secrets, avec au moins une décennie de recherches devant eux. La prochaine campagne pourrait notamment révéler des restes de dinosaures carnivores, ultime graal pour ces scientifiques passionnés.
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