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Un jeune homme jugé pour la mort d’un adolescent lors des célébrations du Mondial


Le procès s’ouvre à Montpellier autour de la collision mortelle d’un adolescent de 13 ans, survenue durant les festivités de la demi-finale France-Maroc. L’accusé maintient n’avoir jamais eu l’intention de blesser quiconque.
Un homme de 23 ans comparaît devant la cour criminelle de l’Hérault pour des violences volontaires ayant entraîné la mort d’Aymen, adolescent de 13 ans, percuté par un véhicule lors des célébrations de la demi-finale de la Coupe du monde 2022. Dès l’ouverture des débats, le prévenu a présenté ses excuses à la famille de la victime, affirmant qu’il s’agissait selon lui d’un accident et répétant n’avoir jamais souhaité causer de tort.
L’audience a été suspendue dans la soirée et doit reprendre jeudi avec l’interrogatoire de l’accusé, suivi des réquisitions et plaidoiries avant que le verdict ne soit rendu. La famille d’Aymen, présente à l’audience, n’a pas manifesté de réaction aux excuses du jeune homme. Leur avocat a souligné que ces paroles arrivaient tardivement, précisant que les proches attendaient avant tout la décision de justice sans éprouver de sentiments vindicatifs.
Les faits remontent au 14 décembre 2022, alors que des supporters célébraient dans les rues du quartier de La Mosson à Montpellier la victoire du Maroc contre la France. L’accusé, alors âgé de 20 ans, circulait au volant d’une Citroën C4 arborant un drapeau français. Des images montrent le véhicule pris à partie par un groupe, dont l’un des membres a décroché l’emblème national. Le conducteur a effectué une manœuvre brusque, heurtant trois piétons sur les voies du tramway.
Aymen, grièvement blessé, est décédé peu après son admission à l’hôpital. Les circonstances avaient provoqué une vive émotion à Montpellier, donnant lieu à un rassemblement de soutien et à des tensions dans le quartier. Recherché activement, le conducteur avait été interpellé douze jours plus tard dans les Pyrénées-Orientales après un séjour en Espagne.
L’expertise psychologique présentée à l’audience décrit un homme au niveau scolaire très limité, avec des capacités correspondant à un âge mental de neuf ans. La psychologue a évoqué un mouvement de panique face à une situation que l’accusé n’aurait pas su maîtriser. Le jeune homme, illettré et sans emploi, risque une peine pouvant atteindre vingt années de réclusion.





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