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L aide à mourir est elle un piège pour les plus pauvres Les études prouvent le contraire

Un argument revient sans cesse dans le débat sur la fin de vie les personnes modestes seraient poussées à demander la mort faute de moyens. Pourtant les…

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L aide à mourir est elle un piège pour les plus pauvres Les études prouvent le contraire

Un argument revient sans cesse dans le débat sur la fin de vie les personnes modestes seraient poussées à demander la mort faute de moyens. Pourtant les travaux menés dans les pays où cette pratique est légale brisent ce préjugé.

Les opposants à la loi sur l aide à mourir l affirment haut et fort. En France comme ailleurs la crainte d une dérive sociale est brandie. Les plus fragiles économiquement risqueraient de choisir la mort par désespoir financier. Un député a même cité l exemple de l Oregon où le nombre de bénéficiaires sans assurance privée aurait augmenté avec le temps. Pourtant regarder les chiffres de plus près change tout.

Les chercheurs qui ont analysé ce cas précis mettent en garde contre les conclusions hâtives. Dans l Oregon la quasi totalité des personnes âgées dispose d une couverture publique. Utiliser le statut d assuré comme un marqueur de pauvreté n a donc aucun sens aux États Unis. Le meilleur indicateur de richesse c est le niveau d éducation. Et sur plus de 5 000 cas d aide à mourir entre 1998 et 2020 dans neuf États américains plus de 70 % des patients avaient fait des études supérieures. Les motivations principales avancées sont la perte d autonomie ou la dégradation de la qualité de vie. Les soucis financiers ne comptent que pour environ 8 % des cas.

Le constat se répète ailleurs dans le monde. Au Canada un rapport fédéral de 2025 indique que les personnes qui ont recours à l aide médicale à mourir ne viennent pas de façon disproportionnée des milieux défavorisés. En Suisse et en Belgique les études montrent la même tendance. Les bénéficiaires sont plutôt des personnes instruites vivant dans des quartiers aisés. Pourquoi un tel profil parce que demander une aide à mourir demande des ressources culturelles et sociales. Il faut connaître le système de santé savoir formuler sa volonté et disposer d un réseau pour être accompagné. Cela ne signifie pas que des préoccupations économiques n existent jamais mais les données disponibles ne confirment pas l idée d un glissement vers une mort sociale réservée aux pauvres.

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