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Un an de prison ferme requis en appel pour Dominique Boutonnat, ancien président du CNC
L’ex-responsable du Centre national du cinéma, déjà condamné en première instance pour une agression sexuelle sur son filleul, a vu la même peine réclamée par le parquet général.
Le parquet de la cour d’appel de Versailles a requis lundi trois ans de prison, dont un an ferme, à l’encontre de Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée. L’avocate générale a souligné la persistance d’une attitude de déni chez le prévenu, déjà condamné en première instance en 2024 pour avoir agressé sexuellement son filleul. Lors de l’audience, M. Boutonnat a de nouveau contesté les faits, tout en affirmant mieux appréhender la souffrance exprimée par la victime. Il avait quitté ses fonctions au sein du CNC, organisme chargé notamment de la prévention des violences sexuelles dans le secteur cinématographique, après son premier jugement.
Les faits remontent à août 2020, lors de vacances en Grèce dans la résidence secondaire de M. Boutonnat. Le plaignant, alors âgé de 20 ans, accuse son parrain d’avoir tenté de le masturber dans son lit après une baignade nue dans une piscine. Selon ses déclarations, il aurait ensuite masturbé l’homme pour mettre fin à ses gestes. L’ancien dirigeant a reconnu avoir pris une photo de son filleul nu à la sortie de l’eau, tout en affirmant viser le paysage, et évoqué des baisers échangés dans la chambre, qu’il présente comme consentis et initiés par le jeune homme. Le lendemain, les deux parties s’accordent sur une entrée de M. Boutonnat dans la salle de bain de son filleul pour l’embrasser, geste que l’ancien président justifie par une tentative de dissiper toute ambiguïté sur la nuit précédente. « J’ai 50 ans, c’est le fils de mes meilleurs amis, ce n’est pas possible de se retrouver à moitié nus à s’embrasser », a-t-il déclaré à l’audience.
M. Boutonnat qualifie les accusations de son filleul de mécanique mensongère. Toutefois, un enregistrement réalisé quelques jours après les faits, décrit par l’avocate de la partie civile comme un cauchemar pour le prévenu, le montre reconnaissant des actes tout en niant leur caractère sexuel. Il y répète à plusieurs reprises sa faute. Lors de l’enquête, il a justifié ces propos par un excès d’empathie visant à déculpabiliser le jeune homme, ignorant qu’il était enregistré. En appel, il a demandé à plusieurs reprises à son interlocuteur de garder le silence. La meilleure amie du plaignant, qui écoutait l’appel, l’a ensuite encouragé en affirmant que son parrain n’était pas un petit ami. « Cela vous paraît-il normal d’avoir besoin de le préciser ? », a interrogé Delphine Meillet, avocate de M. Boutonnat, insistant sur l’ambiguïté de la relation. Le jeune homme a répondu que ces paroles lui rappelaient ce qu’il savait déjà et l’encourageaient. La défense a plaidé des gestes consentis, bien que volatils. La décision a été mise en délibéré au 22 juin.
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