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Tennis: l’Open d’Australie décalé, la saison déjà chamboulée

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Officialisé par l’ATP après des semaines de discussions, le report de trois semaines, du 8 au 21 février, de l’Open d’Australie annonce une nouvelle saison chamboulée par la pandémie de coronavirus.

Après une année 2020 historique avec l’annulation de Wimbledon, une première depuis la Seconde Guerre mondiale, le report à septembre de Roland-Garros et le huis clos à l’US Open, les fans de tennis espéraient plus de normalité. Il faudra attendre.

L’Open d’Australie, première levée du Grand Chelem prévue initialement à partir du 18 janvier, se jouera du 8 au 21 février après une quarantaine de quatorze jours imposée. La situation épidémique étant sous contrôle sur l’île-continent, des spectateurs sont attendus en tribune.

La décision a été rendue après de longs pourparlers entre la fédération australienne et les autorités de l’État de Victoria, celui de Melbourne, sorti en octobre d’un confinement de trois mois à la suite d’une deuxième vague de Covid-19.

La WTA, qui gère le calendrier du tennis féminin, n’a elle pas encore communiqué, mais les calendriers des Grands Chelems sont toujours calés à l’identique entre tennis masculin et féminin.

L’ATP Cup en amuse-bouche

Avec le report, l’ATP a annoncé plusieurs changements dans le premier jet de son calendrier. Après des qualifications organisées à Doha (Qatar) du 10 au 13 janvier, les joueurs pourront se rendre dès le 15 janvier à Melbourne, où ils devront respecter une quarantaine stricte de deux semaines.

Selon de précédentes informations de presse non confirmées par la fédération, les joueuses et joueurs seraient logés dans des hôtels et ne pourraient en sortir que cinq heures maximum par jour, pour s’entraîner pendant cette période.

Il est attendu que les tournois pré-Open masculin et féminin se déroulent à Melbourne.

La saison ATP s’ouvrira le 5 janvier avec deux tournois ATP 250 à Delray Beach, en Floride (USA), et à Antalya (Turquie) – une nouveauté.

Après la quarantaine obligatoire, trois tournois vont se chevaucher à Melbourne avant l’Open. Le tournoi d’Adelaide y sera relocalisé (« Melbourne 1 », 31 janvier – 6 février) et un autre tournoi (« Melbourne 2 ») sera organisé aux mêmes dates.

Du 1er au 5 février, la deuxième édition de l’ATP Cup, un temps menacée, aura lieu avec douze équipes au lieu de 24. En 2020, la Serbie de Novak Djokovic avait remporté cette compétition par nation qui vient concurrencer la Coupe Davis.

L’ATP annoncera au fil de l’eau la suite de son calendrier. Les événements déjà annulés en 2021 étant le tournoi d’Auckland (Nouvelle-Zélande) et le New York Open.

« Ensemble, avec le soutien de notre tournoi, des joueurs, des partenaires et de Tennis Australia, nous avons été en mesure de nous adapter et de créer un passionnant début de saison », a déclaré le président de l’ATP, Andrea Gaudenzi. « La santé et la sécurité resteront essentielles tandis que nous affronterons les défis qui sont devant nous ».

Concernant la présence de public, le responsable de l’Open d’Australie, Craig Tiley, espérait qu’entre 25 et 50% des places dans les tribunes seraient ouvertes. L’épidémie étant maîtrisée, ce pourcentage pourrait être augmenté.

L’Australie a enregistré environ 28.000 cas de contamination au coronavirus pour une population de 25 millions d’habitants, et environ 900 morts.

Djoko 9, Roger out ?

Sur le court, sur « son » court, ‘Djoko’ est attendu pour un neuvième titre. Le numéro un mondial est détenteur du record de victoires en Australie avec huit sacres, le dernier en 2020 contre Dominic Thiem.

En revanche, la présence de Roger Federer est compromise. Le Suisse, actuel N.5 mondial, n’a pas joué depuis février 2020, date à laquelle il a subi une opération du genou droit. En juin, Federer a révélé avoir eu une opération complémentaire au même genou, ce qui l’a contraint à annuler le reste de sa saison.

Il a vu entre-temps Rafael Nadal gagner son treizième Roland-Garros et le rejoindre en tête des joueurs les plus titrés en Grand Chelem (vingt titres). Djokovic est lui en quête de son 18e.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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