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Starship franchit une nouvelle étape avec un vol d’essai encourageant

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Le douzième tir de la fusée géante de SpaceX s’est déroulé sans incident majeur, malgré quelques anomalies techniques. L’étage supérieur a amerri comme prévu dans l’océan Indien, rapprochant un peu plus l’entreprise de ses objectifs lunaires et martiens.

La dernière version de Starship, la fusée la plus imposante jamais construite par SpaceX, a réalisé vendredi un vol d’essai globalement satisfaisant pour l’entreprise fondée par Elon Musk. Ce tir intervient alors que le groupe s’apprête à faire son entrée sur les marchés financiers dans des conditions très attendues. Le vol, d’une durée d’environ soixante-cinq minutes, n’a pas été exempt de difficultés techniques, mais les équipes de SpaceX ont exprimé leur satisfaction lorsque l’étage supérieur de l’engin a plongé dans l’océan Indien conformément au plan de mission.

Le patron de la Nasa, Jared Isaacman, a salué sur le réseau social X cette performance en déclarant que ce lancement de Starship V3 nous rapprochait de la Lune et de Mars. La fusée a décollé du Texas peu après 17 h 30 locales, soit 22 h 30 GMT, et les deux étages se sont séparés avec succès. L’ensemble, qui mesure 124 mètres de haut pour ce douzième essai, est encore plus volumineux que le modèle précédent.

Selon Clayton Swope, analyste au Centre d’études stratégiques et internationales, cette version améliorée de Starship a rempli la plupart des objectifs que SpaceX espérait atteindre lors de ce lancement. Il a toutefois souligné que de nombreux vols d’essai restent nécessaires avant que la fusée ne soit prête pour la mission Artemis, le programme lunaire de la Nasa. Le propulseur n’a pas effectué la poussée initialement prévue et est retombé de manière incontrôlée dans le Golfe du Mexique, alors que la société n’envisageait pas de le récupérer intact mais souhaitait le faire s’abîmer à un endroit précis.

L’étage supérieur a déployé avec succès un ensemble de satellites factices, dont deux destinés à étudier le bouclier thermique du vaisseau, avant de terminer sa course dans l’océan Indien. Un dysfonctionnement de l’un des moteurs a toutefois empêché une insertion orbitale parfaite, obligeant les cinq moteurs restants à fonctionner plus longtemps pour compenser. Le porte-parole de l’entreprise a reconnu que cette insertion n’était pas idéale.

Ce lancement, initialement prévu jeudi mais reporté pour des raisons techniques, était particulièrement attendu alors que SpaceX s’apprête à réaliser une introduction en Bourse qui pourrait figurer parmi les plus importantes de l’histoire. Le groupe, qui regroupe également la constellation Starlink et le laboratoire d’intelligence artificielle xAI, a présenté mercredi les grandes lignes de cette opération.

Avec ce douzième vol, le premier depuis sept mois, SpaceX cherchait à démontrer les améliorations apportées à sa fusée. À terme, Starship doit être utilisée pour les missions lunaires de la Nasa, qui prévoit d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2028, avant la Chine, qui ambitionne également d’y envoyer des hommes d’ici 2030. Le gouvernement américain craint toutefois que les États-Unis ne parviennent pas à réaliser cet objectif en premier, en raison des retards accumulés. L’un des principaux défis reste la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape cruciale pour les missions longue durée qui n’a jamais été testée.

Les précédents essais de Starship s’étaient soldés par des échecs spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes et un après avoir atteint l’espace. En juin dernier, l’étage supérieur avait explosé lors d’un test au sol.

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