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Salaires 2025 : les entreprises françaises serrent la vis

Après des années de hausses généreuses, les augmentations salariales s’annoncent au plus bas l’an prochain, selon une étude récente. Un coup de frein qui pourrait crisper le climat social.
Les perspectives de revalorisation salariale pour 2025 se révèlent bien moins favorables que les années précédentes. Une analyse récente met en lumière une réduction drastique des budgets alloués aux augmentations, passant de 4 % à seulement 2,5 % en l’espace d’un an. Cette tendance signifie qu’une partie significative des salariés ne bénéficiera d’aucune hausse, tandis que d’autres devront se contenter de montants symboliques.
Le phénomène atteint même des proportions inédites depuis la crise sanitaire, avec près de 7 % des entreprises optant pour un gel pur et simple des rémunérations. Un contexte qui contraste fortement avec les dynamiques observées ces dernières années, où les négociations salariales étaient généralement plus favorables aux employés.
Cette situation intervient dans un environnement marqué par des tensions sociales accrues. Les négociations annuelles obligatoires ont, pour beaucoup, traîné en longueur, signe d’un dialogue social plus complexe. Les hausses généralisées concernent principalement les non-cadres, mais elles plafonnent à des niveaux historiquement bas, avec une médiane à 0,2 %, contre 1 % en 2024.
Plusieurs facteurs expliquent ce revirement. La baisse de l’influence de l’inflation joue un rôle clé, incitant les entreprises à ajuster leurs politiques de rémunération. Par ailleurs, des secteurs entiers, comme l’hôtellerie-restauration, subissent des difficultés économiques persistantes, limitant leur marge de manœuvre.
Cette enquête, menée auprès de 222 sociétés françaises, confirme une tendance lourde : après une période de relative générosité, les employeurs resserrent les cordons de la bourse. Une évolution qui pourrait alimenter les mécontentements dans les mois à venir.

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