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Ryanair se désengage des aéroports régionaux français face à la pression fiscale

La compagnie aérienne low-cost annonce son retrait progressif de plusieurs plates-formes territoriales à compter de 2026, invoquant un environnement fiscal devenu défavorable à son modèle économique.
Le directeur commercial de Ryanair a confirmé que l’entreprise cesserait progressivement ses activités dans plusieurs aéroports de province dès l’été 2026. Cette décision fait suite à l’augmentation significative de la fiscalité aérienne prévue dans le budget 2025, que la compagnie juge incompatible avec sa stratégie de développement. Les représentants de l’entreprise estiment que certaines plates-formes régionales ne sont plus économiquement soutenables dans ce nouveau contexte.
La taxe de solidarité sur les billets d’avion, qui s’applique aux vols intérieurs et européens, a été rehaussée dans des proportions considérables. Cette majoration a conduit les transporteurs à répercuter une partie de ce surcoût sur le prix des billets, entraînant une diminution sensible de la demande sur certains marchés. Des observateurs relèvent que cette politique fiscale pourrait avoir des effets contre-productifs, en décourageant l’activité aérienne dans l’Hexagone.
Dès cet été, Ryanair avait déjà procédé à des fermetures de bases et supprimé plusieurs liaisons saisonnières, anticipant les conséquences de ce durcissement fiscal. La direction générale de l’aviation civile s’inquiète de voir les compagnies réorienter leurs investissements vers des pays au cadre fiscal plus attractif, au détriment du réseau aéroportuaire français. Cette évolution pourrait, à terme, affecter la position de la France comme pôle touristique majeur.
Le gouvernement, bien que conscient des répercussions économiques, n’a pas infléchi sa position. La persistance de cette politique fiscale contraste avec les attentes du secteur, qui espérait un assouplissement face aux alertes répétées des professionnels.

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