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Retour à l’école pour 12 millions d’élèves avant la concertation sur l’école à l’automne

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Grève du 7 mars : Plus de 60 % de grévistes prévus dans les écoles primaires

Quelque 12 millions d’élèves français ont fait jeudi leur rentrée, après deux mois de vacances: sans masque mais dans un climat d’inquiétude face au manque de professeurs, la prochaine étape étant celle de la grande concertation pour « revaloriser la profession d’enseignant » à l’automne.

Après deux mois de vacances, écoliers (6,5 millions), collégiens (3,4 millions) et lycéens (2,2 millions) ont retrouvé leurs copains, fait connaissance avec leurs professeurs et découvert leur emploi du temps.

A Lille, les enfants regroupés dans la grande cour du collège Nina-Simone ont échangé quelques mots ou sont restés près de leurs parents, écoutant le discours de la proviseure de cet établissement d’environ 500 élèves.

A l’appel de leur nom, les nouveaux élèves ont quitté le groupe d’un pas vif pour rejoindre les rangs deux par deux. Jules a rejoint la sixième +Backlash blues+, et est monté à l’étage avec sa professeure principale. Ici, les classes n’ont pas de numéro mais sont nommées à partir des chansons de Nina Simone.

Contrairement aux deux rentrées précédentes, enseignants et élèves ne portaient pas le masque pour cette rentrée en raison de l’accalmie sur le front du Covid-19.

« des difficultés ici et là »

A Lyon, devant l’école élémentaire Aristide-Briand, Guillermo Feo, 38 ans, père d’un élève de CP, se réjouissait aussi: « Pour les enfants c’est un soulagement de ne pas porter de masque. Les enseignants n’en portent pas non plus et ça va bien faciliter la communication ».

Cette année, la rentrée se déroulait sous le sceau de la crise du recrutement des enseignants.

Un phénomène qui n’est pas nouveau mais s’est encore aggravé cette année, avec plus de 4.000 postes non pourvus aux concours dans le pays, sur 27.300 postes ouverts dans le public et le privé (et 850.000 enseignants au total).

La Première ministre Elisabeth Borne s’est voulue rassurante. « Grâce au travail qui est mené par le ministre (de l’Education) et toutes ses équipes, je pense qu’on peut dire qu’aujourd’hui on a une rentrée qui se passe bien », a-t-elle déclaré lors d’un déplacement dans un collège d’Airaines (Somme).

A ses côtés, le ministre de l’Education Pap Ndiaye a ajouté que « les remontées des différents rectorats (leur) laissent penser que la rentrée se passe dans de bonnes conditions ».

« Cela ne signifie pas que tous les problèmes soient réglés, il y a des difficultés ici et là, dans certaines disciplines ou dans certaines académies.

Les inquiétudes sont vives du côté des parents d’élèves comme des syndicats.

Les premiers redoutent « une rentrée explosive », selon Nageate Belahcen, co-présidente de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, quand les seconds dénoncent « un bricolage » face aux recrutements des contractuels durant l’été. Le Snes-FSU a lancé le mot-clé #NotreVraieRentrée pour recueillir des témoignages au sein des établissements.

« concertations sur beaucoup de sujets »

Pour pallier la pénurie, l’Education nationale a recruté des enseignants contractuels – 3.000 selon Pap Ndiaye – formés en quelques jours avant de se retrouver face à une classe.

A plus long terme, pour redresser l’attractivité du métier d’enseignants, le gouvernement a posé quelques jalons côté rémunérations. Pap Ndiaye a promis qu' »aucun enseignant ne commencerait sa carrière à moins de 2.000 euros net par mois à partir de la rentrée scolaire 2023″, « un salaire de départ, hors primes ».

Une grande concertation autour de l’école doit être lancée dès octobre, en y associant les communautés éducatives. « Il y aura des concertations sur beaucoup de sujets, sur l’attractivité du métier d’enseignant, sur la revalorisation de ce métier, le fait de donner plus de marges de manoeuvre aux équipes pédagogiques », a détaillé Elisabeth Borne.

« Nous travaillons à des solutions pérennes pour revaloriser la profession d’enseignant », a poursuivi Pap Ndiaye.

A l’issue du séminaire gouvernemental, Mme Borne a évoqué mercredi des textes qui seront examinés au Parlement, dont « les dispositions législatives issues des concertations sur l’éducation, afin d’engager des transformations concrètes dès la rentrée 2023 ».

« La question d’une loi ne se pose pas encore immédiatement, c’est une question qui va être analysée en fonction de différents éléments politiques », a répondu le ministre de l’Education interrogé jeudi en fin de journée lors d’un déplacement dans une école à Toulouse

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JO-2024: le périmètre de protection de la cérémonie d’ouverture déployé jeudi

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JO-2024: le périmètre de protection de la cérémonie d'ouverture déployé jeudi

À partir de jeudi et jusqu’au 26 juillet, Paris activera le périmètre de sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (SILT) autour des quais de Seine en préparation de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques.

À partir de jeudi, un périmètre de sécurité sera instauré aux abords des quais de Seine à Paris, en vue de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques le 26 juillet. Cet événement historique, qui se déroulera sur la Seine, prévoit d’accueillir 326 000 spectateurs, dont 104 000 avec des places payantes sur les quais bas et 222 000 avec des places gratuites sur les quais hauts. Ce sera la première fois dans l’histoire des Jeux que la cérémonie d’ouverture se tiendra en dehors d’une enceinte sportive.

Accès au périmètre de protection

Seuls les athlètes, spectateurs munis d’un billet, et les personnes accréditées par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques seront autorisés à entrer dans le périmètre. Ils devront se soumettre à des fouilles et des palpations et présenter un « pass jeux » avec QR Code, après une enquête administrative. La circulation des véhicules motorisés sera interdite dans cette zone, sauf pour ceux disposant d’une accréditation Paris 2024.

Le périmètre de protection couvrira presque tous les bords de Seine de Paris, du pont de Tolbiac au pont du Garigliano. Les passages d’une rive à l’autre, du pont d’Austerlitz à la passerelle Debilly, seront inclus dans le périmètre « SILT ». La zone s’étendra également de la place du Trocadéro au Champ de Mars, et inclura les îles Saint-Louis et de la Cité ainsi que le jardin des Tuileries.

À partir du 18 juillet et pendant toute la durée des Jeux, des périmètres « rouge et bleu » seront activés autour des sites de compétition. La circulation motorisée sera interdite dans le périmètre rouge, sauf pour les détenteurs d’un laissez-passer, tandis que le périmètre bleu déviera les véhicules en amont des zones concernées.

Les périmètres « SILT » seront en place du 18 au 26 juillet pour préparer la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, qui verra défiler 10 500 athlètes de 206 délégations sur un parcours de 6 kilomètres, du pont d’Austerlitz au pont d’Iéna. Le démontage du périmètre commencera dès le 27 juillet.

Pour suivre les impacts routiers des périmètres de sécurité, une carte est disponible sur le site anticiperlesjeux.gouv.fr. La plateforme « pass-jeux », qui délivre les laissez-passer numériques permettant d’accéder à certaines zones de Paris, est accessible sur pass-jeux.gouv.fr.

Cette mise en place de sécurité vise à garantir la protection des spectateurs, athlètes et riverains durant cet événement majeur, tout en facilitant l’organisation et la fluidité des déplacements dans la capitale.

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Politique : la démission du gouvernement Attal acceptée par Emmanuel Macron

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Politique : la démission du gouvernement Attal acceptée par Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a accepté la démission de Gabriel Attal, son Premier ministre, et de l’ensemble du gouvernement, annonce l’Élysée dans un communiqué.

Le gouvernement de Gabriel Attal a officiellement démissionné. Lors du Conseil des ministres de ce mardi, Emmanuel Macron avait annoncé qu’il accepterait la démission de son Premier ministre et du gouvernement « d’ici ce soir ». Cette décision a été confirmée en fin d’après-midi par un communiqué de l’Élysée. Gabriel Attal et les membres de son gouvernement continueront à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau cabinet.

Dans son communiqué, la présidence a réitéré son appel à « bâtir un rassemblement autour de projets et d’actions au service des Françaises et des Français ». Un participant à ce dernier Conseil des ministres a rapporté que le président a remercié Gabriel Attal et les ministres pour leur service, suivi d’applaudissements. Gabriel Attal, âgé de 35 ans, était devenu le plus jeune Premier ministre de la Ve République, succédant à Élisabeth Borne il y a six mois. Cependant, l’identité de son successeur reste incertaine, le Nouveau Front populaire, majoritaire aux élections législatives, n’ayant pas encore trouvé de candidat consensuel.

Lors de ce dernier Conseil des ministres, Gabriel Attal a souligné : « Nous aurions pu disparaître. Nous avons évité le pire. L’avenir est à écrire ». Il a également adressé quelques mots à Emmanuel Macron : « Je sais, Monsieur le Président de la République, pour connaître les femmes et les hommes autour de cette table, que toutes et tous ont la France au cœur et que la flamme ne s’éteint jamais pour ceux qui veulent servir les Français ». Attal a assuré que son gouvernement continuerait à assurer la continuité de l’État « jusqu’à la dernière minute », aussi longtemps que nécessaire, en vue des événements majeurs à venir pour le pays.

La présidence, dans son communiqué, a insisté sur l’importance de l’unité et de la coopération pour le bien-être des Français, en soulignant le besoin de continuer à travailler ensemble malgré les défis politiques actuels.

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Faits divers : un militaire de l’opération Sentinelle attaqué au couteau à Paris

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Faits divers : un militaire de l’opération Sentinelle attaqué au couteau à Paris

Lundi soir, un militaire de l’opération Sentinelle a été attaqué au couteau alors qu’il patrouillait à la gare de l’Est à Paris. L’assaillant, un homme de 40 ans souffrant de troubles psychiatriques, a été interpellé.

Lundi 15 juillet, un militaire de l’opération Sentinelle a été gravement blessé par un coup de couteau à la gare de l’Est à Paris, a annoncé Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Le militaire, touché à l’épaule, a été transporté à l’hôpital d’Instruction des Armées Percy de Clamart. Bien que son état soit sérieux, ses jours ne sont pas en danger. Sébastien Lecornu, ministre des Armées, a exprimé son soutien au militaire blessé et sa reconnaissance envers les forces armées pour leur rôle crucial dans la sécurité nationale.

L’assaillant, âgé de 40 ans, est de nationalité française et né en République démocratique du Congo. Il a été rapidement interpellé par les autres militaires présents sur place. Les motivations de son acte restent inconnues, mais l’individu a été placé en soins psychiatriques à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Selon des sources policières, il est connu pour un meurtre commis en 2018, pour lequel il avait été déclaré pénalement irresponsable en raison de troubles psychiatriques.

Le militaire blessé est toujours en observation à l’hôpital et devrait y rester pendant 48 heures. Son état ne suscite pas d’inquiétude, a indiqué le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l’état-major. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre » et a saisi le deuxième district de la police judiciaire parisienne pour mener les investigations sur les circonstances et les motivations de l’attaque.

L’assaillant avait mortellement poignardé un jeune homme de 22 ans à la station RER Châtelet-les-Halles en 2018. À cette époque, il avait été interné en psychiatrie après avoir été déclaré irresponsable pénalement en raison d’une probable maladie schizophrénique évolutive. Naturalisé français en 2006, il avait également été condamné à deux reprises pour violences sur conjoint.

L’accès à la gare de l’Est reste ouvert, malgré le périmètre de sécurité mis en place par les forces de l’ordre. Les autorités continuent de travailler pour assurer la sécurité et la tranquillité des lieux publics dans ce contexte de vigilance accrue.

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