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Quand des élus se mettent en rang pour défendre une classe menacée

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À Breil-sur-Roya, dans les Alpes-Maritimes, les membres du conseil municipal ont troqué leurs costumes contre des cartables pour protester contre la suppression d’une classe de maternelle. Une mise en scène délibérément humoristique pour alerter sur une décision administrative aux conséquences jugées lourdes pour la commune.

Ce lundi 27 avril marquait la rentrée scolaire pour la zone B, mais dans cette petite cité de plus de 2 000 habitants, les élus ont choisi de faire leur propre rentrée. Devant l’école maternelle Jean-Moulin, ils se sont présentés en tenue d’écolier, cartable au dos et doudou à la main, pour une action de protestation aussi symbolique que décalée. Le maire, Sébastien Olharan, a lui-même joué le jeu avec un humour revendiqué, exhibant sa peluche surnommée « gouin-gouin » avant de se joindre à ses collègues pour une entrée en classe collective.

Derrière cette mise en scène bon enfant se cache une opposition ferme à une décision du rectorat. Celle-ci prévoit la transformation d’une classe ordinaire en une unité pédagogique destinée aux enfants allophones, soit ceux dont la langue maternelle n’est pas le français. En pratique, cette réorganisation réduirait le nombre de classes de maternelle de trois à deux, ce que le conseil municipal juge inacceptable pour la qualité de l’enseignement local.

De son côté, l’inspecteur d’académie Laurent Le Mercier a justifié cette décision en rappelant que l’école de Breil-sur-Roya figure parmi les mieux dotées du département au regard de ses effectifs. Il a souligné que le nombre d’élèves par classe y est déjà inférieur à la moyenne départementale. « Notre responsabilité, c’est l’équité territoriale et la réussite de chaque enfant », a-t-il conclu, maintenant la position de l’administration.

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