Économie
Prêt-à-porter français en crise : Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers au bord du gouffre

Deux enseignes emblématiques du vestiaire féminin viennent d’être placées en redressement judiciaire, victimes d’un marché toujours plus concurrentiel.
Le secteur de la mode française subit un nouveau coup dur avec le placement en redressement judiciaire de Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers. Ces deux marques, propriétés du groupe japonais Fast Retailing, n’ont pas résisté à la pression croissante exercée par la fast fashion et l’essor du marché de l’occasion.
Leur situation financière, déjà fragile depuis plusieurs années, s’est aggravée face à un environnement économique défavorable. La hausse des coûts, l’inflation et la concurrence acharnée des plateformes comme Shein ou Vinted ont eu raison de leur rentabilité. En juin dernier, leur maison mère avait pourtant lancé un plan de restructuration incluant la fermeture de plusieurs dizaines de magasins et des suppressions d’emplois, sans parvenir à inverser la tendance.
Aujourd’hui, seule une centaine de boutiques subsistent sur le territoire français, employant environ 500 salariés. Un déclin qui reflète les difficultés rencontrées par de nombreuses enseignes historiques, de Camaïeu à Naf Naf, balayées par les mutations accélérées du secteur.
Face à cette crise, les appels se multiplient pour renforcer la régulation des importations à bas coût. Certains acteurs, comme le PDG de Carrefour, plaident même pour une taxation drastique des colis en provenance de Chine, jugés responsables d’une distorsion de concurrence.
L’avenir des deux marques reste incertain. Si certaines enseignes ont pu rebondir après un redressement judiciaire, d’autres ont définitivement disparu. Dans un marché en pleine recomposition, Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers devront trouver rapidement un repreneur ou un nouveau modèle économique pour éviter le pire.

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