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Premiers instants de liberté retrouvée pour deux Français en Iran

Après plus de trois années de détention, Cécile Kohler et Jacques Paris ont quitté la prison d’Evin pour trouver refuge au sein de l’ambassade de France à Téhéran, marquant une étape cruciale vers leur retour attendu.
Les deux ressortissants français, dont l’incarcération avait été qualifiée par Paris de prise d’otages étatique, ont connu mercredi leurs premières heures dans un régime de semi-liberté. Leur transfert vers la représentation diplomatique française intervient après quarante-deux mois passés derrière les barreaux, sans que la date exacte de leur rapatriement ne soit encore déterminée.
L’ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard, s’est rendu personnellement à la prison d’Evin mardi pour les accompagner lors de leur libération. Il a décrit des retrouvailles empreintes d’émotion, évoquant des regards croisés chargés de larmes et de sourires à l’ouverture des lourdes portes de l’établissement pénitentiaire. Les deux anciens détenus, a-t-il précisé, n’avaient été informés de leur remise en liberté qu’à la dernière minute.
Le chef de la diplomatie française a souligné que cette évolution, bien que significative, ne constituait qu’une phase transitoire dans le processus de libération complète. Les autorités iraniennes maintiennent pour leur part que les deux Français bénéficient d’un régime de liberté conditionnelle, étant placés sous surveillance judiciaire dans l’attente de la suite de la procédure.
La présidence française a confirmé qu’Emmanuel Macron s’était entretenu mercredi matin par visioconférence avec les deux anciens prisonniers. Cet échange, décrit comme particulièrement intense, a permis aux intéressés d’exprimer leur reconnaissance pour l’engagement des autorités françaises tout au long de leur détention.
Arrêtés en mai 2022 à l’issue d’un séjour touristique, Cécile Kohler et Jacques Paris étaient les derniers ressortissants français détenus sur le sol iranien. Leur cas s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large où Téhéran est régulièrement accusé par plusieurs capitales occidentales d’utiliser la détention de citoyens étrangers comme monnaie d’échange.
Les observateurs internationaux suivent avec attention les développements de cette affaire, susceptible d’influer sur la normalisation des relations franco-iraniennes. L’ambassadeur Cochard a laissé entendre qu’un retour effectif des deux Français sur le territoire national pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de dialogue entre les deux pays.

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