Économie
Plans sociaux en cascade : près de 400 restructurations ont frappé l’emploi en moins de deux ans

La CGT tire la sonnette d’alarme face à une hémorragie d’emplois qui touche particulièrement l’industrie et le commerce, avec des conséquences sociales dévastatrices.
Entre septembre 2023 et mai 2025, pas moins de 381 projets de suppression d’emplois ont été identifiés par la CGT, selon un bilan actualisé. Ces restructurations concerneraient entre 158.000 et 245.000 postes, directs ou sous-traitants, menacés ou déjà supprimés. Les secteurs de la métallurgie, de l’automobile, de la chimie et de la distribution apparaissent comme les plus vulnérables à cette vague de licenciements.
Les représentants syndicaux dénoncent une « stratégie assumée de casse sociale » de la part des employeurs et des pouvoirs publics. « Chaque chiffre cache des drames humains, des bassins d’emploi sinistrés et un appauvrissement des compétences nationales », a souligné la direction confédérale. L’exemple symbolique du géant sidérurgique ArcelorMittal, avec 600 postes supprimés sur le territoire, illustre cette tendance inquiétante.
Face à cette situation, la centrale syndicale réitère ses revendications : instauration d’un moratoire sur les licenciements, renforcement des obligations de recherche de repreneurs et suspension des aides publiques aux entreprises procédant à des réductions d’effectifs. « Une société qui perçoit des fonds de l’État ne devrait pas pouvoir délocaliser ou supprimer des emplois dans la foulée », argumente un responsable fédéral.
Cette pression intervient dans un contexte où l’exécutif a jusqu’ici refusé toute mesure radicale comme des nationalisations, malgré les appels répétés des organisations syndicales et de l’opposition politique. Le débat sur la préservation de l’appareil productif français semble plus vif que jamais, alors que les annonces de fermetures de sites industriels se multiplient.

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