Économie
Présidentielle 2027 : qui sont les onze titulaires de la campagne ?
À un an du scrutin, la course à l’Élysée ressemble à un match de football. Avec ses stars, ses remplaçants et ses tactiques bien huilées. Voici…


À un an du scrutin, la course à l’Élysée ressemble à un match de football. Avec ses stars, ses remplaçants et ses tactiques bien huilées. Voici l’équipe-type des candidats qui veulent décrocher le titre suprême.
En France, on a 60 millions de sélectionneurs. Mais aussi 60 millions d’électeurs. Alors, pour y voir plus clair dans le grand bazar des candidatures à la présidentielle, on a imaginé une équipe de foot. Deux équipes même. Onze titulaires, onze remplaçants. Avec des gardiens, des défenseurs, des milieux et des attaquants. Chacun son style, chacun son poste. Et tous prêts à en découdre.
Dans les cages, Nathalie Arthaud garde son but comme elle défend ses idées trotskistes. Elle ne sort jamais de sa petite surface, mais elle ne lâche rien. En défense centrale, la charnière Le Pen-Bardella fait parler d’elle. Les deux patrons du RN jouent dans le même club depuis des années, mais les ego s’entrechoquent. Marine veut rester le libero, Jordan pousse pour prendre le brassard. À droite, Bruno Retailleau manque d’espace, coincé entre Zemmour qui déborde et Le Pen qui verrouille. À gauche, Fabien Roussel tente de redonner des couleurs au PCF, mais Mélenchon lui vole la lumière.
Au milieu, Édouard Philippe fait de la retenue. Trop de passes latérales, pas assez de verticalité. On attend son accélération. Raphaël Glucksmann cherche sa place, entre PSG et Ajax, mais peine à exister. Nicolas Dupont-Aignan, lui, récupère tout ce qui traîne : faits divers, colères, héritage gaulliste. En attaque, Jean-Luc Mélenchon occupe toute l’aile gauche. Il tacle fort, déborde sans cesse, et refuse de laisser passer quiconque. Éric Zemmour sprinte à l’opposé, tout droit, sans se soucier des lignes à ne pas franchir. Et Gabriel Attal, libre comme l’air, joue en faux numéro 9. Il casse les lignes, provoque, mais attention à ne pas subir la pression des attentes.
Derrière eux, une équipe de remplaçants attend son heure. Marine Tondelier garde la bonne ambiance à gauche. Bernard Cazeneuve défend la social-démocratie avec élégance. Xavier Bertrand mise sur le travail de l’ombre. François Ruffin fait des docu et tente de se recentrer. Dominique de Villepin dribble à l’ancienne, comme un Arjen Robben de la politique. Et François Hollande, renard des surfaces, espère un come-back surprise. Mais gare à la concurrence : la liste est longue, et tous les postes sont disputés.
La campagne ne fait que commencer. Et comme au foot, les blessures, les cartons jaunes et les retournements de situation peuvent tout changer. Alors, qui aura le brassard de capitaine dans un an ? Et qui finira sur le banc ? Le match est lancé.
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