News
Nicolas Sarkozy clame son innocence face aux accusations de financement libyen
Au dernier jour de son interrogatoire devant la cour d’appel de Paris, l’ancien président a martelé qu’aucune preuve de financement illicite de sa campagne de 2007 n’avait été établie.
L’ancien chef de l’État a réaffirmé avec fermeté l’absence de toute trace de fonds libyens dans le financement de sa campagne présidentielle de 2007. Interrogé sur des éléments comptables récemment versés au dossier, il a déclaré qu’après quatorze années d’enquête, aucun virement ni aucune somme d’argent n’avait pu être directement ou indirectement relié à sa campagne électorale.
Ces nouveaux éléments proviennent d’une clé USB remise par l’ex-épouse de Ziad Takieddine, l’intermédiaire franco-libanais décédé en septembre dernier et longtemps mis en cause dans cette affaire. Selon la défense de M. Sarkozy, les données contenues dans ce support montrent que sur les 9,2 millions d’euros d’origine libyenne identifiés, près de 3,8 millions auraient été destinés à des dépenses personnelles de Mohammed Senoussi. Cet argent proviendrait de fonds détournés des services secrets libyens alors dirigés par son père Abdallah Senoussi.
L’ancien président a estimé que ces éléments constituaient une preuve évidente de rétrocommissions, s’interrogeant sur la nature de ces transactions si elles n’en relevaient pas. Il a souligné l’ampleur du travail d’analyse effectué sur les 19 000 documents examinés, affirmant qu’aucun d’entre eux ne contenait la moindre allusion à un financement de sa campagne. Il a toutefois reconnu que la clé USB dite « Tak » apportait un éclairage nouveau sur l’ensemble du dossier.
Un avocat général a rappelé que Ziad Takieddine avait déjà évoqué dès 2011 des relations financières avec les Senoussi. En réponse, M. Sarkozy a fait valoir que la nouveauté résidait dans la lecture du jugement de première instance, lequel mentionnait explicitement l’absence de preuves de rétrocommissions.
Rappelons qu’en première instance, l’ancien président avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme pour association de malfaiteurs. Il avait passé vingt jours en détention avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Devant la cour, il a insisté sur la question centrale de l’existence du moindre indice de financement illicite de sa campagne, exprimant sa lassitude face à la nécessité de prouver l’inexistence de faits.
Les avocats des parties civiles présenteront leurs plaidoiries mardi et mercredi, avant les réquisitions des avocats généraux prévues la semaine prochaine. La clôture du procès est attendue pour le 27 mai.
-
NewsEn Ligne 6 jours1er mai : quels commerces peuvent rester ouverts ?
-
Faits DiversEn Ligne 4 joursLe jeune maire d’un village breton mis en examen pour des accusations de viols
-
NewsEn Ligne 6 joursLes trésors engloutis du Camarat 4 livrent leurs premiers secrets à 2 500 mètres de profondeur
-
NewsEn Ligne 5 jours_**Les habitants de La Grande-Motte exaspérés par une invasion massive de moustiques**_
-
MondeEn Ligne 4 joursLe souverain britannique achève sa tournée américaine par un hommage aux soldats tombés au combat
-
MondeEn Ligne 5 joursVolotea facture un supplément sur les billets déjà achetés face à la flambée du kérosène
-
MondeEn Ligne 5 joursLa Cour suprême américaine ébranle le système de représentation des minorités
-
SportsEn Ligne 4 joursJean-Baptiste Amestoy, légende du Stade Montois et ancien international français, nous a quittés à 90 ans