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Mélenchon oppose deux gauches et accuse le PS de capitulation
Le leader de La France insoumise a profité de la Fête de l’Humanité pour tracer une ligne de fracture au sein de la gauche, distinguant clairement les partisans de la rupture de ceux qu’il qualifie d’accompagnateurs du pouvoir.
Devant un public nombreux rassemblé lors de la Fête de l’Humanité, Jean-Luc Mélenchon a développé une analyse sans concession de l’état des forces politiques à gauche. Il a formalisé l’existence de deux courants distincts, l’un porteur d’une logique de rupture, qu’il incarne, et l’autre, incluant le Parti socialiste, qu’il range du côté de l’accompagnement du gouvernement. Cette distinction sert de fondement à ses critiques à l’égard des socialistes, qu’il accuse ouvertement d’avoir capitulé en engageant des discussions avec l’exécutif.
Le dirigeant insoumis est revenu sur les récents événements politiques, saluant notamment la mobilisation du 10 septembre et son mode d’organisation autonome. Il a mis en avant une stratégie fondée sur l’action populaire, soulignant que le renversement de gouvernements s’était opéré sans recours à la violence mais par une pression constante et organisée. Mélenchon a appelé à poursuivre cette dynamique en participant à la nouvelle journée de mobilisation prévue le 18 septembre.
Les propos les plus vifs ont été réservés au Parti socialiste et à son premier secrétaire, Olivier Faure. Mélenchon a estimé que toute alliance était désormais compromise en raison des positions prises par le PS, qu’il juge incompatibles avec une ligne de rupture. Il a affirmé que le programme commun avait été détruit par ceux-là mêmes qui l’avaient signé, marquant ainsi la fin des possibilités d’entente sur le fond.
Toutefois, le leader de LFI n’a pas totalement fermé la porte à une forme d’union, conditionnant celle-ci à une reconnaissance de son camp comme force centrale de la rupture. Il a rappelé que dans les votes à l’Assemblée nationale, communistes, écologistes et insoumis avaient systématiquement voté dans le même sens, formant de fait un bloc cohérent face à un autre pôle, celui de l’accompagnement. Cette division, selon lui, structure désormais l’échiquier politique à gauche.
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