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Matthieu Lartot, du cancer au micro du Stade de France

Le journaliste rugby de France Télévisions a dû subir l’amputation de sa jambe droite après une rechute de son cancer. Dans un documentaire, il raconte…

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Matthieu Lartot, du cancer au micro du Stade de France

Le journaliste rugby de France Télévisions a dû subir l’amputation de sa jambe droite après une rechute de son cancer. Dans un documentaire, il raconte comment il a commenté la Coupe du monde 2023 malgré tout.

Matthieu Lartot se dévoile sans filtre. Dans le documentaire Ce qui nous tient debout, diffusé sur France Télévisions, le spécialiste rugby revient sur son combat contre le cancer. À 17 ans, en 1997, on lui diagnostique une tumeur au genou. Il doit se faire retirer une partie de l’articulation et poser une prothèse. Fin du rugby pour ce garçon des Yvelines. Il confie avoir ressenti un grand vide devant lui. Mais il ne s’arrête pas là. Il devient journaliste, intègre Stade 2 à 20 ans, à peine six mois après avoir été alité. Ce métier, dit-il, a été une renaissance. Il accédait enfin au monde qui le faisait rêver.

Puis vient la rechute. En avril 2023, le cancer revient, quatre fois plus gros que le premier. Grade 3, le dernier avant d’être inéluctable. Pour survivre, l’amputation est inévitable. Matthieu Lartot avoue avoir pensé à la mort. Il se sent vulnérable, reparti dans le tunnel. L’annonce à ses enfants est trop douloureuse. C’est son épouse Magalie qui leur parle. Lui n’a pas les mots. Pourtant, il se fixe un objectif fou. Commenter le match d’ouverture de la Coupe du monde 2023 entre la France et les All Blacks, le 8 septembre au Stade de France. Une course contre la montre commence.

Le soutien du public et du monde du rugby, notamment Fabien Galthié, le porte. Il raconte avoir été submergé d’amour, ce qui lui a donné une énergie folle. Le soir du match, il est bien là, accompagné de son père. Il met une heure à rejoindre sa place en tribunes. Les gens le prennent dans les bras, le touchent, lui parlent. Il se sent comme Mick Jagger. Aujourd’hui, il dit avoir vécu cette amputation comme une libération. L’épée de Damoclès reste au-dessus de sa tête, mais pour l’instant, ça va.

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