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Économie

L’Union européenne durcit le ton face à Moscou avec de nouvelles mesures économiques

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Les Vingt-Sept viennent d’adopter un nouveau train de restrictions visant les hydrocarbures russes, tandis que Washington pourrait emboîter le pas.

Bruxelles a franchi une étape supplémentaire dans sa stratégie de pression économique contre le Kremlin. Les capitales européennes ont approuvé un ensemble de mesures restrictives ciblant spécifiquement les exportations pétrolières russes, principale source de revenus du pays. Ce dix-huitième paquet de sanctions depuis le début du conflit en Ukraine entend resserrer l’étau financier autour de Moscou.

Le mécanisme retenu prévoit un ajustement dynamique du plafond imposé au prix du brut russe, désormais aligné à 15 % en dessous des cours moyens du marché. Une approche plus flexible que le précédent dispositif fixé à 60 dollars le baril par le G7 fin 2022. Selon les estimations européennes, cette politique aurait déjà réduit d’un tiers les recettes énergétiques du Kremlin.

Les Vingt-Sept ont parallèlement élargi leur liste noire en y intégrant 105 navires supplémentaires soupçonnés de participer au contournement des sanctions, portant le total à 342 bâtiments. Des entités étrangères, dont une raffinerie indienne liée au géant Rosneft, figurent également parmi les nouvelles cibles. Le dispositif inclut par ailleurs l’exclusion de 22 établissements bancaires du système Swift et des garanties contre une éventuelle remise en service du gazoduc Nord Stream.

Si l’Union européenne agit de concert, l’adhésion des États-Unis reste en suspens. L’administration américaine n’a pas encore officialisé sa position, bien que des signaux encourageants aient été émis. Paris et plusieurs autres capitales espèrent un alignement rapide de Washington pour amplifier l’impact des mesures. Le Kremlin, de son côté, minimise ces annonces tout en laissant planer la menace de représailles économiques.

Cette offensive réglementaire intervient dans un contexte où les négociations peinent à aboutir. Les Européens entendent ainsi maintenir une pression constante, combinant restrictions économiques et isolation diplomatique, pour peser sur les calculs stratégiques de Moscou. La prochaine étape dépendra largement de la réaction des autres membres du G7, dont certains pourraient suivre l’exemple bruxellois dans les semaines à venir.

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